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Yverdon-les-Bains (VD)
07 février 2012 19:00; Act: 07.02.2012 19:55 Print
Chauffage coupé pendant les examens
par Francesco Brienza / fnd - L'alimentation en gaz de la Heig-VD a été coupé par la Ville. En cause, un contrat «low-cost» signé par l'Etat de Vaud.
Les étudiants de l'école d'ingénieurs d'Yverdon grelottent. (photo: Keystone)
Les futurs ingénieurs vaudois n’ont pas intérêt à laisser leur bonnet à la maison cette semaine. La Haute Ecole d’Ingénierie et de Gestion d’Yverdon subit en effet depuis lundi une coupure de gaz de la part du Service des énergies de la ville. Le hic, c’est que la mesure tombe pile sur la session d’examens de centaines d’étudiants. Conséquence: ils doivent écrire leur copie vêtus de toutes leurs couches. «C’est aberrant!» s’emportent deux jeunes, visiblement fâchés.
Diaporama Lacs suisses gelés 12,8°C dans des laboratoires de l'Unil face au CHUVAmbiance vivifiante dans les laboratoires du département de pharmacologie, à Lausanne. Des scientifiques y travaillent depuis quelques jours avec pulls et écharpes. Il y faisait 12,8°C mardi matin vers 11h. La faute à des fenêtres mal isolées et une vieille chaudière, selon nos sources qui pointent du doigt le CHUV, de l'autre côté de la rue du Bugnon, qui gère le bâtiment. Porte-parole de l’hôpital cantonal, Darcy Christen déplore cette situation. Mais il précise que c’est en fait l’université lausannoise qui gère cette bâtisse. L'Unil aurait passé un contrat de prestation externe avec une entreprise pour le chauffage des lieux. Et que la panne a, semble-t-il, été réparée mardi...
Comment justifier cette décision, qui met à mal le bon déroulement de l’épreuve? Municipale chargée de l’énergie, Gloria Capt explique que l’Etat de Vaud a signé un contrat dit «interruptible» pour sa haute école. «En cas de pénurie, les bâtiments sous ce régime sont les premiers à être coupés», poursuit-elle, précisant que les intéressés sont toujours avertis «à l’avance». En échange, le coût du gaz est «plus bas».
Directrice de l’école, Catherine Hirsch confirme la température de ses auditoires et les conditions contractuelles qui l’unissent à la Ville. Elle juge la situation «très ennuyeuse». Pas question pour autant de repousser les épreuves. «Nous mettons tout en œuvre pour améliorer la situation», a-t-elle fait savoir lundi soir par mail à ses étudiants. Mais hier, les futurs ingénieurs ont passé leur épreuve dans une salle «qui se rafraîchissait au fil de la matinée», selon l’un d’eux. De quoi donner des idées de contestation aux futurs recalés? La directrice promet que chaque cas sera «examiné».





















