Nyon (VD)

08 novembre 2013 18:59; Act: 08.11.2013 19:06 Print

L'ancien prêtre a bien abusé de ses petites-filles

Le tribunal correctionnel de Nyon a condamné vendredi un grand-père de 74 ans à 24 mois de prison avec sursis. Entre 1996 et fin 2009, l'homme a commis plusieurs actes d'ordre sexuel sur ses petites-filles à son domicile de Nyon (VD).

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Me Jacques Barillon, avocat du prévenu. (photo: Keystone)

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En raison d'une omission involontaire, le dispositif du jugement ne retient aucune infraction à charge contre l'ancien homme d'église. Selon le Ministère public, l'erreur n'entraînera pas l'invalidation du jugement, et sera corrigée dans les prochains jours.

Culpabilité «importante»

Selon les juges, la culpabilité du condamné est «importante». L'homme a adopté un «comportement proprement détestable», a «violé l'innocence» de ses petites-filles et «trahi leur confiance».

Il a en outre fait preuve d'une «grande lâcheté», agissant «pour satisfaire ses pulsions sexuelles égoïstes». Malgré son «absence de prise de conscience», les juges estiment qu'il peut être mis au bénéfice du sursis, la peine prononcée devant être «suffisamment dissuasive».

Selon leurs avocats, les deux petites-filles sont «soulagées» et «peuvent enfin commencer leur reconstruction». Me Jacques Barillon, avocat du condamné, considère que la motivation du jugement est «totalement arbitraire», et souligne que «même les juges n'ont pas osé reprendre les troubles psychiques graves des filles du prévenu dans leur jugement».

Antécédents

Les actes les plus graves auraient été commis entre 2002 et 2003 sur l'aînée des deux petites-filles, qui avait alors 12 à 13 ans. L'homme lui aurait demandé à plusieurs reprises de le masturber. Les autres cas concernent des attouchements, effectués sur plusieurs années alors que les fillettes avaient entre six et 16 ans.

En cours d'enquête et aux débats, l'homme a toujours contesté tout abus sur ses deux petites-filles, aujourd'hui âgées de 20 et 23 ans. Il se dit victime d'un «complot familial», sa fille ayant cherché à «monter les deux enfants» contre lui. Me Barillon a requis sans succès une expertise complémentaire de crédibilité des plaignantes, qui souffrent de troubles de la personnalité.

Le tribunal s'est dit «convaincu de la réalité des faits dénoncés». Il s'est notamment appuyé sur les antécédents du condamné, l'homme ayant fait l'objet de plusieurs autres mises en causes par sa famille et ayant avoué avoir commis un abus sur l'une de ses deux filles, après lequel il a adhéré à une église pour «contrôler l'attirance» qu'il avait «pour les jeunes filles».

(ats)

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