Lausanne

14 mai 2018 13:45; Act: 14.05.2018 17:44 Print

Label Nuit pour réduire les risques de la vie nocturne

Formation, promotion, engagements sont les maîtres mots du dispositif qui va se mettre en place avec la charte.

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Les nuits lausannoises contribuent au rayonnement de la ville et la municipalité veut en assurer la qualité. (Photo: Keystone)

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Lausanne veut une vie nocturne de qualité où des notions comme accueil et respect sont mises en exergue. Une Charte Label Nuit voit le jour avec la prévention et la réduction des risques comme buts. Non contraignante pour les clubs, elle fixe néanmoins des normes.

Les nuits lausannoises contribuent au rayonnement de la ville. Il faut assurer la qualité de cette vie nocturne, qui est un secteur en développement et générateur d'emplois, a expliqué lundi Pierre-Antoine Hildbrand, municipal de la sécurité et de l'économie.

Partenariat public-privé

Si la ville met 10'000 francs par année pour une première période de trois ans dans ce projet, elle ne décerne pas pour autant ce label. «On accompagne le projet» qui est un partenariat public-privé, a relève le responsable. Ce sont avant tout les établissements de nuit (clubs, discothèques, lieux subventionnés) qui s'engagent.

Fondateur de la charte et patron de clubs, Thierry Wegmüller souligne «l'effort extrêmement important» réalisé avec Label Nuit. Formation, promotion, engagements sont les maîtres mots du dispositif qui va se mettre en place, «de manière participative», sans obligation pour les parties prenantes des nuits lausannoises.

Foison de mesures

Formation des agents de sécurité - qui ne sont pas «des videurs», s'étrangle Thierry Wegmüller -, organisation des premiers secours, panneaux d'informations avec les engagements des établissements comme ceux de la clientèle, sont autant de normes à instaurer.

Mais aussi collaboration avec la police, surveillance des abords immédiats des lieux nocturnes, lutte contre le deal ou le harcèlement, l'ensemble des mesures est large afin de parvenir à «un nivellement par le haut», selon l'expression du fondateur de la charte.

Secteur en développement

«Nous voulons aller au-delà des engagements obligatoires. Si la nuit est une zone grise avec des changements de comportements, il faut pourtant pouvoir s'amuser avec certaines règles», juge Thierry Wegmüller.

Aujourd'hui Lausanne compte 23 licences de clubs, discothèques et lieux subventionnés, mais en fait 15 à 18 établissements, note le responsable. Le week-end, Lausanne n'accueille jamais plus de 10'000 à 15'000 noctambules.

Base légale

Interrogé sur la possibilité d'interdire quelqu'un de club, Thierry Wegmüller répond que ça se fait pour une durée de six mois si nécessaire. Une lettre est adressée à la personne visée, avec une copie à la police. L'éventuel échange de ces données entre clubs est pour l'instant au stade de la réflexion, faute de base légale.

(nxp/ats)