Vaud

12 octobre 2017 22:29; Act: 12.10.2017 22:29 Print

Papy roule sans permis et force la police à le courser

par Christian Humbert - Un agriculteur épris de liberté défie la loi depuis plusieurs années. Condamné, il est finalement passé au vélo électrique.

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Oscar, 89 ans, jure qu'il ne touche plus à un volant. (Photo: iStock)

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Oscar* fêtera ses 90 ans en février et il aime toujours conduire. «J’ai eu une moto durant septante ans», explique cet agriculteur retraité, qui ajoute: «La police m’a cherché.» Et elle l’a souvent trouvé au guidon d’une moto ou au volant d’une voiture. Sans plaque. Sans permis. Et donc sans assurance RC. Heureusement, sans accident.

Déjà condamné six fois, le papy s’est à nouveau fait pincer en février 2016 pour avoir conduit une moto avec des «plaques falsifiées», selon le rapport de police. «Pas du tout, je n’en avais pas», corrige Oscar, dont le permis lui a été retiré il y a belle lurette.

Course-poursuite avec la police

En mai dernier, le Broyard a remis ça au volant d’une voiture, près de Payerne. Qui plus est, il roulait sans lunettes ni lentilles alors que sa vue est défaillante. Repéré par une patrouille qui actionne le feu bleu et affiche le message «Stop! Police», Oscar a fait mine de ne pas les voir et a poursuivi sa route.

Les gendarmes se sont alors portés à sa hauteur et lui ont fait signe de s'arrêter. Mais rien n'y a fait: Oscar n'a même pas tourné la tête et a accéléré. Pour le forcer à s'arrêter, la patrouille a alors dépassé la voiture du fuyard et a ralenti. Mais papy a fait de la résistance jusqu’au bout, contournant la voiture de police pour poursuivre sa route. Il a finalement été intercepté 1,5 km plus loin.

Le volant, c'est fini, promis!

Violation simple des règles de la circulation, conduite sans permis et sans assurance, falsification des plaques de contrôle: le multirécidiviste vient d’écoper d’une peine ferme de 180 jours-amende et d’une amende de 720 francs.

Oscar jure qu’il ne conduit plus, excepté son... vélo électrique. «Sans casque car j’aime la liberté», explique en riant le Broyard.

*Prénom d’emprunt