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Vaud
27 avril 2009 15:02; Act: 27.04.2009 15:47 Print
Retrait du permis de conduire pour les consommateurs de cocaïne
par Didier Bender - La police durcit le ton dans sa lutte contre la cocaïne. Les consommateurs de poudre blanche risquent un retrait de sécurité du permis de conduire. Pour le récupérer, ils devront subir des tests médicaux.
«Tous les gens dénoncés pour consommation de cocaïne seront également dénoncés au Service des automobiles», informe Jean-Christophe Sauterel, porte-parole de la police cantonale VD. La dénonciation vise un retrait de sécurité du permis de conduire. Il a en effet été démontré que la consommation de poudre blanche influe sur l’aptitude à conduire.
«Le développement de la consommation de cocaïne nous inquiète», confirme Jacques-François Pradervand, chef de la police de sûreté VD.
Après les cantons du Valais et de Genève notamment, Vaud durcit ainsi sa position vis-à-vis des consommateurs de poudre blanche. «Le but, c’est de dissuader toute personne de consommer de la cocaïne», explique Jean-Christophe Sauterel. «La personne dénoncée aura l'obligation de se soumettre à des analyses médicales», souligne Jacques-François Pradervand, chef de la police de sûreté VD.
24 kg de cocaïne saisis en 2008
«Le développement de la consommation de cocaïne nous inquiète», confirme Jacques-François Pradervand. En 2008, la police a saisi 24 kg de cocaïne. C’est certes moins qu’en 2007 (37 kg), mais c’est six fois plus qu’en 2003 (4kg). Surtout, la cocaïne touche indifféremment toute la population, classes sociales, d’âges et de sexes confondus.
La police a multiplié les contrôles pour tenter d’enrayer ce marché. Lors de sept grosses opérations, elle a saisi 16 kg de cocaïne et interpellé 31 trafiquants. Au total, les forces de l’ordre ont procédé à 803 interpellations. 125 trafiquants ont été arrêtés, dont une majorité provenant d’Afrique de l’Ouest. «Contrairement à l’héroïne, dont les acteurs provenaient souvent des Balkans, avec la cocaïne, nous avons affaire à des trafiquants que nous ne pouvons pas renvoyer», constate le chef de la police de sûreté.























