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Lausanne
06 décembre 2012 14:25; Act: 15.04.2013 14:30 Print
Un mini-bus sans chauffeur en test à l'EPFL
par David Maccabez - La navette sans chauffeur «Navia» sera testée bientôt sur le campus de l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). Elle se veut une alternative propre et sûre à la voiture.
Le site lausannois teste le véhicule de demain. L'entreprise française Induct a livré jeudi à l'EPFL un modèle de sa «Navia», véhicule de huit places sans chauffeur et entièrement électrique. «Le but est de remplacer la voiture et de compléter l'offre de transports publics sur les courts trajets. Imaginez-vous sortir du train et grimper dans une «Navia» jusqu'à votre lieu de travail», explique Pierre Lefevre, CEO d'Induct.
Trois modèles chez DisneyInduct va livrer trois de ses véhicules au parc d'attraction Disney World d'Orlando, en Floride (USA), relate le site «lesechos.fr». D'une valeur de 170'000 euros pièce (plus de 200'000 francs), ils permettront aux clients de se rendre depuis certains hôtels jusqu'à l'entrée du parc.
Un petit air de Serpentine...
Le projet Navia n'est pas sans en rappeler un autre du nom de «Serpentine». Lancé par l'EPFL et la Ville de Lausanne en 2000, il s'agissait de mini-voitures guidées par magnétisme. Plusieurs tests ont eu lieu entre 2001 et 2004, avant le début de la construction du M2.
Une piste d'essai de 300 m a même été installée en juillet 2001 sur le quai d'Ouchy, à proximité du Musée olympique. D'abord interdit, le test a finalement été autorisé lors de la journée sans voiture du 22 septembre de la même année.
Depuis, le projet est au point mort. Le mandat de la ville prévoyait en effet, sous réserve d'une aide fédérale, un financement pendant 3 ans.
... et de Google car
La firme californienne veut commercialiser son modèle de voiture sans chauffeur à partir de 2015 aux Etats-Unis. La Google car est un véhicule où l'être humain n'intervient qu'en cas d'urgence, pour appuyer sur le bouton d'arrêt. Le Nevada et la Californie les ont déjà autorisés sur leurs routes.
«Navia» a été développée pour évoluer tant dans le trafic qu'en milieu piéton. Et c'est là qu'intervient l'EPFL. «Outre les possibilités d'innovation et de développement de notre produit, cette école nous permettra de connaître les interactions entre les «Navia» et les piétons dans un environnement moins structuré que les villes. Nous pourrons aussi tester les réactions des usagers». Car au final, ce sera l'utilisateur qui programmera le véhicule grâce à son smartphone.
Concentré de technologie
Les navettes, dont la vitesse de pointe est de 20 km/h, sont équipées de capteurs laser dernier cri, de caméras et d'un système GPS. Elles disposent d'un champ de vision à 360 degrés sur une distance de 200 m. Ainsi, elles sont capables d'anticiper et d'éviter les obstacles (voir vidéo). A terme, le logiciel intégré sera capable d'analyser où et quand elles seront le plus utiles. Des trajets-types pourront aussi être pré-enregistrés.
Financièrement, «Navia» sera intéressant pour les collectivités. «Nos calculs aboutissent à une économie de 30% par rapport à des bus traditionnels sur une période de 5 ans», avance Pierre Lefevre. L'entretien sera aussi minimal, car tout le système est électronique. «Sauf les freins, un point que nous devons encore régler.»
Dans le mille pour l'EPFL
Pour Philippe Vollichard, responsable des projets de développement durable à l'EPFL, «Navia» s'inscrit dans la continuité de ceux lancés par l'école polytechnique depuis trente ans. «Ces véhicules serviront dans une perspective de recherche et d'enseignement», ajoute Philippe Vollichard. Tout le monde y trouve donc son compte. Reste un point: le début officiel des essais. «Nous attendons encore les exigences de l'Office fédéral de routes avant de commencer.»
A noter que l'EPFL et la commune voisine de Saint-Sulpice (VD) sont également candidates au projet Citymobile. Son but est de tester les «Navia» en environnement urbain sur une longue période. Les cinq lieux retenus pour l'expérience seront annoncés au printemps 2013 et les tests commenceront en fin d'année.
Le projet «Navia» en vidéo
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Vidéo: mediaprofil
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Tous les 18 Commentaires

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du copier collé
Mais à quoi fait penser cette idée, eh bien de la série K 2000 avec cette superbe voiture qui se conduit toute seule
On es pas à DisneyWorld!
Une alternative à la voiture, laisser moi rire! Déjà que les transports publiques sont si peu chauffé en hiver qu'on aurait presque envie de faire un feu avec les sièges, alors ces machins à peine couvert, digne d'un parcours de golf de Floride...
La serpentine 2.0 le retour...
la serpentine etait le projet idendique arrêté pour des raisons légal et ausi par la mort de l'ingénieur EPFL Serge Saugy ... une petite recherche sur Google prouve que Lausanne était à la pointe