Lausanne

06 décembre 2012 14:25; Act: 15.04.2013 14:30 Print

Un mini-bus sans chauffeur en test à l'EPFL

par David Maccabez - La navette sans chauffeur «Navia» sera testée bientôt sur le campus de l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). Elle se veut une alternative propre et sûre à la voiture.

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Le site lausannois teste le véhicule de demain. L'entreprise française Induct a livré jeudi à l'EPFL un modèle de sa «Navia», véhicule de huit places sans chauffeur et entièrement électrique. «Le but est de remplacer la voiture et de compléter l'offre de transports publics sur les courts trajets. Imaginez-vous sortir du train et grimper dans une «Navia» jusqu'à votre lieu de travail», explique Pierre Lefevre, CEO d'Induct.

«Navia» a été développée pour évoluer tant dans le trafic qu'en milieu piéton. Et c'est là qu'intervient l'EPFL. «Outre les possibilités d'innovation et de développement de notre produit, cette école nous permettra de connaître les interactions entre les «Navia» et les piétons dans un environnement moins structuré que les villes. Nous pourrons aussi tester les réactions des usagers». Car au final, ce sera l'utilisateur qui programmera le véhicule grâce à son smartphone.

Concentré de technologie

Les navettes, dont la vitesse de pointe est de 20 km/h, sont équipées de capteurs laser dernier cri, de caméras et d'un système GPS. Elles disposent d'un champ de vision à 360 degrés sur une distance de 200 m. Ainsi, elles sont capables d'anticiper et d'éviter les obstacles (voir vidéo). A terme, le logiciel intégré sera capable d'analyser où et quand elles seront le plus utiles. Des trajets-types pourront aussi être pré-enregistrés.

Financièrement, «Navia» sera intéressant pour les collectivités. «Nos calculs aboutissent à une économie de 30% par rapport à des bus traditionnels sur une période de 5 ans», avance Pierre Lefevre. L'entretien sera aussi minimal, car tout le système est électronique. «Sauf les freins, un point que nous devons encore régler.»

Dans le mille pour l'EPFL

Pour Philippe Vollichard, responsable des projets de développement durable à l'EPFL, «Navia» s'inscrit dans la continuité de ceux lancés par l'école polytechnique depuis trente ans. «Ces véhicules serviront dans une perspective de recherche et d'enseignement», ajoute Philippe Vollichard. Tout le monde y trouve donc son compte. Reste un point: le début officiel des essais. «Nous attendons encore les exigences de l'Office fédéral de routes avant de commencer.»

A noter que l'EPFL et la commune voisine de Saint-Sulpice (VD) sont également candidates au projet Citymobile. Son but est de tester les «Navia» en environnement urbain sur une longue période. Les cinq lieux retenus pour l'expérience seront annoncés au printemps 2013 et les tests commenceront en fin d'année.

Le projet «Navia» en vidéo
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Les commentaires les plus populaires

  • Dan Legrand le 06.12.2012 16:38 Report dénoncer ce commentaire

    Et Numexia?

    Il me semblait que c'était c'était une société vaudoise qui s'appelait Numexia qui développait ce protoype..qqun sait?

  • Bigs le 06.12.2012 20:50 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Normal...

    Normal!! Ça s'accorde avec la définition actuelle des "penseurs" de l'humanité : comment faire en sorte que l'on régresse grâce aux progrès !! Sont balèsent quand même pour monter tout en descendant ...

  • Thomas Moret le 07.12.2012 07:18 Report dénoncer ce commentaire

    La serpentine 2.0 le retour...

    la serpentine etait le projet idendique arrêté pour des raisons légal et ausi par la mort de l'ingénieur EPFL Serge Saugy ... une petite recherche sur Google prouve que Lausanne était à la pointe

Les derniers commentaires

  • mamy le 08.12.2012 09:38 Report dénoncer ce commentaire

    du copier collé

    Mais à quoi fait penser cette idée, eh bien de la série K 2000 avec cette superbe voiture qui se conduit toute seule

  • Rockefeller le 07.12.2012 08:12 Report dénoncer ce commentaire

    On es pas à DisneyWorld!

    Une alternative à la voiture, laisser moi rire! Déjà que les transports publiques sont si peu chauffé en hiver qu'on aurait presque envie de faire un feu avec les sièges, alors ces machins à peine couvert, digne d'un parcours de golf de Floride...

  • Thomas Moret le 07.12.2012 07:18 Report dénoncer ce commentaire

    La serpentine 2.0 le retour...

    la serpentine etait le projet idendique arrêté pour des raisons légal et ausi par la mort de l'ingénieur EPFL Serge Saugy ... une petite recherche sur Google prouve que Lausanne était à la pointe

  • Bigs le 06.12.2012 20:50 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Normal...

    Normal!! Ça s'accorde avec la définition actuelle des "penseurs" de l'humanité : comment faire en sorte que l'on régresse grâce aux progrès !! Sont balèsent quand même pour monter tout en descendant ...

  • jean contre le 06.12.2012 18:48 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    sans chauffeurs ?

    et voilà comment on arrive à augmenter le taux de chômage. on supprime les chauffeurs... bravo la science !!!

    • Claude Sander le 06.12.2012 20:38 Report dénoncer ce commentaire

      Sans cervelle ?

      Et voilà comment on détecte ceux qui seront bientôt au chômage, à moins que vous y soyez déjà Jean... Bravo la c....rie !!

    • Automaticien le 06.12.2012 20:56 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      Retour sur terre

      Et il faut combien de personnes pour créer, construire et entretenir un véhicule comme celui la? Le chauffeur n'est qu'un petit maillon.

    • Paul le 07.12.2012 02:52 Report dénoncer ce commentaire

      Un peu de bon sens!

      C'est bien une réponse qui n'a pas été réfléchie ça... En suivant ce résonnement, on revient en l'an 1800, c'est à dire avant la révolution industrielle. Pas de machines, pas de robots, tout est fait par l'homme. Le taux de chomage reviendrait à zero, mais veut on régresser?