Une info à nous transmettre? Une histoire à nous raconter? Ecrivez-nous à
web@20minutes.ch 
Montreux
02 septembre 2010 15:47; Act: 02.09.2010 21:54 Print
Un sommet sécurisé pour 9 millions
par Renaud Bournoud - Les autorités ont présenté un imposant dispositif de sécurité pour le sommet de la Francophonie de Montreux. Mais elles ont promis qu’il serait discret.
L' hôtel Montreux-Palace dans lequel la plupart des chefs d'Etat présents au Sommet de la Francophonie dormiront. (photo: Keystone)
Le Sommet s’inscrira sous le signe de la convivialité, a martelé jeudi le syndic de Montreux, Pierre Salvi. «Mais nous n’allons pas badiner avec la sécurité, précise Jacques Antenen. Nous avons prévu le dispositif le plus léger pour ce type d’événement afin de gêner le moins possible la population», poursuit le commandant de la police cantonale.
Clin d’œilCe n’est pas parce que l’on célèbre le français que l’on renonce aux traditions fédérales. C’est donc de l’allemand qui saute aux yeux des journalistes lorsqu’ils ouvrent l’invitation à s’accréditer pour le Sommet. Pour le français, il faut lire plus bas. En Suisse, dans les communications officielles comme sur les briques de lait, Molière se glisse entre Goethe et Dante.
La septantaine de chefs d’Etat et de chefs de gouvernement annoncée pour le XIIIe Sommet de la francophonie, du 22 au 24 octobre, nécessite des précautions. Un espace fermé au public dès la veille de la rencontre s’étendra du Montreux Palace au Royal Plaza, en passant par le Palais des Congrès. «La zone sécurisée sera très petite, les chefs d’Etat s’y déplaceront à pied», assure l’ambassadeur Jean-François Paroz.
L’armée enverra 3000 soldats, 500 véhicules, ainsi que 6 vedettes rapides pour boucler un périmètre dans le lac. Deux avions F/A-18 et deux PC-7 seront constamment en l’air pour faire respecter l’interdiction de survol de Montreux. Un dispositif jugé «discret» par le divisionnaire Jean-François Corminboeuf. A ce déploiement s’ajoutent un nombre tenu secret de policiers vaudois et de renforts d’autres cantons, la protection civile et des agents de sociétés de sécurité privées. Le tout pour un budget de 9 millions de francs, service de l’armée non compris.
Pour faire subsister un peu de «convivialité», la population pourra visiter un Village de la francophonie. Il prendra ses quartiers sous le marché couvert de la ville.
























