Cannes 2018

16 mai 2018 08:05; Act: 16.05.2018 08:05 Print

«Une révolution est en marche!»

par Henry Arnaud, Cannes - Adèle Haenel est à Cannes pour y présenter «En liberté!». Rencontre avec cette femme engagée de 29 ans.

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La comédienne était sur la Croisette l'an passé pour «120 battements par minute». (Photo: Keystone/ian Langsdon)

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L'actrice française joue dans la comédie de Pierre Salvadori où elle partage l'affiche avec Pio ­Marmai. «En liberté!» a été sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs. «Je me souviens de mon premier Cannes en 2002, nous confie-t-elle. C'était dans une section junior qui n'existe plus à mon avis. Je n'avais aucune idée du fonctionnement du festival et j'étais plus que paumée. Il faudrait donner des cours pour expliquer ce qui attend les jeunes talents qui débarquent ici!»

De «Naissance des pieuvres» à «120 battements par minute» en passant par «Les combattants», la comédienne est depuis rompue à l'exercice. Aujourd'hui, elle est surtout fière des marches des femmes et du mouvement pour la parité homme-femme dans le cinéma: «En tant que féministe, j'ai le sentiment qu'une révolution est en marche, alors que ça fait des décennies que rien n'a bougé!»

Avec «En liberté!», la française change de registre et passe du drame à la comédie. «Le rythme est différent quand on joue un drame ou une histoire drôle, note-t-elle. L'humour du metteur en scène Pierre Salvadori n'a rien à voir avec les comédies classiques du cinéma français. Je trouve surprenant que ce soit son premier film projeté à Cannes, tant j'admire ce qu'il fait. Mais les mystères de la sélection sont faits ainsi.»

Mardi, la jeune actrice présentait son film sur la Croisette le même jour que le blockbuster «Solo: A Star Wars Story». Chosee qui l'a laissée de marbre: «Perso, je n'ai jamais eu envie de m'installer à Hollywood. J'aime ma vie en Europe et s'il y a un pays qui m'attire sur le plan du septième art, c'est l'Allemagne, pas l'Amérique. Après il en faut pour tous les goûts. Chacun son truc!»