Borg/McEnroe

07 novembre 2017 16:08; Act: 07.11.2017 16:23 Print

Iceborg contre Big Mac, un duel d’anthologie

par Catherine Magnin - A l’instar de «Rush», sur Niki Lauda et James Hunt, «Borg/McEnroe» relate un duel sportif mythique des années 1970.

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Je vous parle d'un affrontement que les moins de 30 ans n'ont pas eu le bonheur de connaître en direct. A ma droite, le Suédois Björn Borg (Sverrir Gudnason, troublant de ressemblance), ancien gosse impulsif que la mainmise de son mentor Lennart Bergelin (Stellan Skarsgard) a poussé à une maîtrise de lui-même synonyme de froideur. D'où son surnom d'Iceborg. A ma gauche, le gaucher John McEnroe (Shia LaBeouf), le mauvais garçon américain, colérique, au franc-parler dérangeant. Le choc de ces géants, des deux conceptions du jeu diamétralement opposées qu’ils incarnent, a atteint des sommets lors de la finale de Wimbledon en 1980. Pendant un match de quatre heures au suspense comme seul le tennis le permet peut-être, chacun ne se bat pas que contre l'autre, mais contre lui-même. Sortir de ses gonds, ou rester irréprochable...

Le scénario de «Borg/McEnroe» va chercher dans l'enfance des deux stars la matière qui a nourri leur rivalité. Avec un point commun, qui les fera devenir meilleurs amis par la suite: l'entêtement obsessionnel à aller au bout de ses capacités, fût-ce par des méthodes différentes.

Si la perspective d'assister à une reconstitution d'un match de tennis vous effraie, soyez rassuré. Ce «Borg/McEnroe» tient si bien son pari qu'on se surprend à vibrer comme si l'on ne connaissait pas le vainqueur de ce match-là.