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29 novembre 2017 08:07; Act: 29.11.2017 08:08 Print

Par ici toutes les sorties ciné de ce 29 novembre

par Catherine Magnin - Quels films sortent en Suisse romande cette semaine? Réponse ici, avec toutes les bandes-annonces en prime.

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(Photo: DR)

Sur ce sujet
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«Coco», de Lee Unkrich et Adrian Molina:
Retrouvez notre critique en cliquant ici


«M», de Sara Forestier:
Retrouvez notre critique en cliquant ici


«C'est tout pour moi», de Nawell Madani et Ludovic Colbeau-Justin:

C'est sûr: Lila (Nawell Madani) veut être artiste! Au risque de se mettre son père à dos, elle monte à Paris pour tenter sa chance comme danseuse. Mais Lila est trop naïve et commence par se faire berner, voler. Elle apprend ainsi à ses dépens la première loi du monde du spectacle: il ne faut se fier à personne. Mais Lila a un autre credo: croire en ses rêves. Et parce que ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort, l'artiste va revenir... Coréalisé par une Nawell Madani qui s'est inspirée de sa propre histoire sans faire de son film une autobiographie pure, «C'est tout pour moi» a des airs de success story explosive et de règlement de comptes avec ­l'univers impitoyable du show­biz. La tchatche de la ­comédienne, qui a depuis lors fait sa place dans le milieu grâce à son one-woman show «C'est moi la plus belge», fait le reste. ***


«Ultimos dias en La Habana», de Fernando Perez:

Atteint du sida, Diego (Jorge Martinez) vit ses derniers jours en compagnie de son ami ­Miguel, qui rêve d'émigrer aux Etats-Unis. Une manière très émouvante de chanter un Cuba déliquescent. ****


«Los Perros», de Marcela Said:

Une quadra de la haute bourgeoisie chilienne trompe son ennui en s'éprenant de son prof d’équitation. Banale, cette liaison va ébranler ses certitudes quant au passé de son père pendant la dictature. **


«L'usine de rien», de Pedro Pinho:

L'occupation d'une usine en liquidation par ses ouvriers: voilà le thème dont le film de Pedro Pinho fait le tour. Confrontation avec la police, conséquences domestiques, enjeu politique, discours philosophique... Tout ça sans jamais barber! ***


«Le musée des merveilles», de Todd Haynes:

Née sourde, Rose (Millicent Simmonds,elle-même sourde) fugue pour rejoindre l'actrice qu'elle admire. De son côté, Ben, accidentellement privé d'ouïe, part à la recherche de son père. Comment vont-ils se retrouver à New York... à 50 ans d'écart? Tourné tantôt à la mode des films muets en noir et blanc des années 1920, tantôt avec l'exubérance criarde des années 1970, «Le Musée des merveilles» peine à sortir de l’exercice de style. **

«Le bonhomme de neige», de Tomas Alfredson:

Un flic alcoolique et solitaire (Michael Fassbender) enquête sur un tueur en série, tout comme une nouvelle coéquipière dont il se méfie. Pour qui n'a pas lu le roman de Jo Nesbo dont le film de Tomas Alfredson est adapté, «Le bonhomme de neige» assure un joli suspense, par ses ellipses. N'empêche que son souvenir ne devrait pas passer l'hiver. **


«Bad Moms 2», de Scott Moore et Jon Lucas:

Après s'être libérées de l'obligation d'être des mères parfaites, les inséparables Carla, Amy et Kiki (Kathryn Hahn, Mila Kunis et Kristen Bell) décident de fêter Noël en famille à leur manière. Qui n'est décidément pas du tout celle de leurs mères respectives. C'est donc davantage sur un choc des générations que repose cette suite à «Bad Moms» (2016). Le film dénonce le consumérisme tout en s'y adonnant à qui mieux mieux. Et c'est pas drôle. *

«La villa», de Robert Guédiguian:

Non, les personnages de «La villa» ne sont pas des idéalistes sclérosés. Réunis autour de leur père mourant, Angèle l’actrice , Joseph l’écrivain et Armand le cafetier tentent de se réinventer quand l'actualité (des migrants) les bouscule.**


«Ex Libris: The New York Public Library», de Frederick Wiseman:

Les bibliothèques du XXIe siècle ne se contentent plus de mettre des livres à disposition de lecteurs. Leur rôle civique est énorme. Dans un doc de plus de trois heures mais rarement longuet, Frederick Wiseman explore les tentacules d'une telle institution, les enjeux qu'elle doit relever. Et c'est passionnant. ***


«Quality Time», de Daan Bakker:

Cinq petites histoires aussi décalées que loufoques. Un ovni dans le paysage cinématographique de la semaine, à découvrir au cinéma Bellevaux, à Lausanne. ***