«Seven Sisters»

07 novembre 2017 17:10; Act: 07.11.2017 16:32 Print

Des septuplées se battent pour leur survie

par Catherine Magnin - Joli défi que celui relevé par Noomi Rapace dans «Seven Sisters»: incarner sept sœurs, si semblables et néanmoins si différentes.

Une faute?

Un enfant, un seul! Telle est la loi qui régit la planète, en cette fin de XXIe siècle. Le but: écarter la menace d'une surpo­pulation fatale à l’espèce humaine. Tout rejeton supplémentaire est cryogénisé. Terrence (Willem Dafoe), lui, préfère élever en secret les sept enfants laissés par sa fille morte en couches. Sept gamines auxquelles il donne le nom des jours de la semaine. Pour protéger ces copies conformes dont les personnalités s'accentuent au fil des ans, il doit inventer bien des stratagèmes. Et pour leur permettre de sortir au grand jour un jour par semaine, il leur compose une identité unique et cohérente, du nom de Karen. Problème: quand Mercredi se coupe un doigt. Que Mardi prend un amant. Ou que Lundi ne rentre pas…

Noomi omniprésente

Ce n'est pas peu dire que «Seven Sisters» repose sur les épaules de l'actrice suédoise Noomi Rapace. Car derrière le look différent de chaque sœur, il lui faut trouver une cohérence. Dommage que ce travail ne soit exploité qu'à des fins de spectacle. Sitôt que les septuplées sortent, s'exposant aux agents qui les chassent, commence un jeu du chat et des souris truffé d'action. Ni le développement personnel de ces femmes élevées en vase clos ni la question de l'avenir de la planète ne bénéficient d'une réflexion approfondie.