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04 octobre 2017 07:42; Act: 04.10.2017 07:42 Print

Par ici toutes les sorties ciné de ce 4 octobre

par Catherine Magnin - Quels films sortent en Suisse romande cette semaine? Réponse ici, avec toutes les bandes-annonces en prime.

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Sur ce sujet
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«Blade Runner 2049», de Denis Villeneuve:
Retrouvez notre critique ici


«Le sens de la fête», d'Eric Toledano et Olivier Nakache:
Retrouvez notre critique ici


«Un beau soleil intérieur», de Claire Denis:

Tout le monde espère trouver un jour l'amour avec un grand A. Mais quand, comme Isabelle (Juliette Binoche), on a passé la cinquantaine, on commence à s'impatienter. Alors elle cherche un peu à tort et à travers, Isabelle. Couche encore avec son ex, s'aventure avec un acteur, entretient une relation avec un homme marié. Encaisse tant bien que mal que l'amour rencontré ne soit pas l'Amour attendu...
Portrait de femme touchant, «Un beau soleil intérieur» fait la part belle à un personnage qui ne reste pas bouche bée. Cela donne un film un peu bavard qui ne parlera pas nécessairement aux moins de 50 ans, ni à ceux qui ont trouvé l'Amour. Ce qui doit laisser pas mal de spectatrices (et spectateurs) potentielles... ****


«A Ciambra», de Jonas Carpignano:

Est-ce qu'on est un homme à 14 ans? Pio (Pio Amato) le voudrait bien. Dans sa famille rom, en Calabre, on fume, boit, arnaque comme on respire. Pio fait plus que ça: sa débrouillardise, son sens de la magouille, son culot lui confèrent un potentiel de sacré truand. Mais devenir un homme, ce n'est pas que se faire dépuceler dans un bouge du quartier de la Ciambra... Remarqué à la Quinzaine des Réalisateurs (Cannes 2017), «A Ciambra» surprend d'emblée par son registre à la frontière du documentaire et de la fiction. Après une baisse de régime, le film s'achève sur une belle tension symbolique. ****


«Confident Royal», de Stephen Frears:

C'est une histoire vraie: la rencontre entre la reine Victoria (Judi Dench) et un de ses sujets indiens (Ali Fazal), musulman. Leur amitié dura, au grand dam de la Cour, jusqu'au décès de la souveraine, en 1901. C'est une histoire que Stephen Frears raconte avec toute la douceur, la lucidité, le pétillant, le savoir-faire de sa longue expérience. «Confident royal» se sirote comme un bon thé, mais un thé un peu tiède. **


«Happy End», de Michael Haneke:

Sa mère hospitalisée, Eve (Fantine Harduin), 13 ans, va vivre chez son père et découvre toute une smala qui dysfonctionne subtilement... Entomologiste souvent cruel, Michael Haneke («Le ruban blanc», «Amour») épingle une bourgeoisie percluse de malaise et d'égoïsme. «Happy End», titre évidemment cynique, a beau avoir concouru pour la Palme d'or à Cannes, sa manière glaciale ne convainc guère. **


«Battre la campagne», de Lionel Rupp:

Un espoir, un combat, une déception, un credo, un pays en crise... En suivant des partisans de Bernie Sanders lors des primaires américaines de 2016, Lionel Rupp donne à voir une autre facette de l'Amérique, proche du peuple à qui on nie parfois le droit de vote. ***

«La vallée du Sel», de Christophe M. Saber:

Chrétiens, les parents de Christophe M. Saber vivent en Egypte où ils font l'objet de menaces de mort récurrentes. Comment vivre dans la peur? Parfois maladroit, le doc de Saber a pour atout la puissance de l’instantané. **


«Lumière! L'aventure commence», de Thierry Frémaux:

Vous avez peut-être déjà vu cette centaine de films choisis parmi tous ceux qui furent tournés par les frères Lumière et leurs opérateurs de 1895 à 1905. Ils sont sortis en DVD il y a deux ans. Mais les redécouvrir sur grand écran, avec les commentaires lumineux de Thierry Frémaux, ça ne se snobe pas! ****