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25 octobre 2017 08:00; Act: 25.10.2017 08:02 Print

Par ici toutes les sorties ciné de ce 25 octobre

par Catherine Magnin - Quels films sortent en Suisse romande cette semaine? Réponse ici, avec toutes les bandes-annonces en prime.

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(Photo: DR)

Sur ce sujet
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«Au Revoir Là-Haut», d'Albert Dupontel:
Retrouvez notre critique ici


«Logan Lucky», de Steven Soderbergh:
Retrouvez notre critique ici


«Thor: Ragnarok», de Taika Waititi:

Dépossédé du fameux marteau qui décuple sa force, Thor (Chris Hemsworth) n'en doit pas moins combattre Hela (Cate Blanchett), laquelle menace de détruire le domaine d'Asgard. Et si le fils d'Odin re­trouvait son frère adoptif Loki (Tom Hiddleston) et Hulk sur son chemin? Tel est, grosso modo, le pitch de ce troisième «Thor». Dont l'originalité s'annonçait en la personne du réalisateur Taika Waititi. Le Néo-Zélandais allait-il démonter les clichés des superhéros mythologiques avec le même tranchant dont il avait fait preuve avec les buveurs de sang dans «Vampires en toute intimité»? Raté! L'humour au second degré, qui dynamitait pourtant le premier volet en 2011, tombe méchamment à plat. A peine quelques répliques en plus de deux heures.*


«On body and soul», d'Ildikó Enyedi:

Maria (Alexandra Bor­bély) est la nouvelle responsable qualité d'un abattoir de bovins. Froide comme un glaçon. Endre (Géza Morcsanyi) en est le directeur financier. Handicapé et réservé. Ces solitaires ont un point en commun: ils font chaque nuit le même rêve, un cerf et une biche errant ensemble dans une forêt... Dans une réalité où la chair rime avec la mort et les esprits sont souvent tordus, les jeux de séduction vont devoir trouver des voies inattendues pour être efficaces... Tout, dans «On Body and Soul», est fait pour souligner la distance entre les personnages et, paradoxalement, les enrober dans une émouvante et fragile sensualité. Voilà qui a convaincu le jury du Festival de Berlin, qui a accordé à ce film hongrois son Ours d’or ce printemps. ***


«L'atelier», de Laurent Cantet:

Situer l'action d'un film à La Ciotat, entre plages et chantiers navals fermés depuis 25 ans, n'est pas un choix anodin. Là, une écrivain, Olivia (Marina Foïs), anime un atelier d'écriture avec des jeunes en mal d'insertion sociale. Tous y participent de bon cœur, sauf Antoine (Matthieu Lucci), taiseux plus intéressé par le racisme et le jihad au XXIe siècle. Sa violence latente va secouer Olivia. Dans «L'atelier», le réalisateur Laurent Cantet traduit avec à-propos une profonde fracture sociale, sous la dureté d'un soleil de plomb. ***


«Laissez bronzer les cadavres», d'Hélène Cattet et Bruno Forzani:

Un village abandonné sur une colline corse avec vue sur la mer. C'est là que Rhino et sa bande se sont planqués après avoir volé 250 kg d'or. Ça va barder! Percutant comme des coups de feu, audacieux dans ses cadrages et son exploration du décor, sensuel olala!, ce polar flirte autant avec le western qu'avec les séries Z chères à Tarantino. Pur exercice de style, diront certains. Mais quel exercice, le bel ovni cinématographique! ****

«A l'ouest du Jourdain», d'Amos Gitaï:

Quoi de neuf dans le conflit israélo-palestinien? Pas grand chose, à en croire le film d'Amos Gitaï, série d'entretiens avec des politiques et des gens de la rue. Il en ressort un sempiternel mais nécessaire constat mêlant optimisme et résignation. **


«Les fleurs fanées», de Chris Kraus:

Un historien allemand spécialiste de l'Holocauste est secoué par l'arrivée d'une assistante française, petite-­fille d'une victime d'Auschwitz. Avec «Les fleurs fanées», Chris Kraus fait souffler un vent tonique sur un thème qui hante le cinéma – et la conscience – allemand. ***


«Epouse-moi mon pote», de Tarek Boudali:

Histoire d'obtenir le visa qui lui permettra de rester en France pour y finir ses études, Yassine (Tarek Boudali) ne trouve rien de mieux que de se pacser avec son pote Fred (Philippe Lacheau). Encore faut-il qu'ils convainquent un inspecteur qu'ils sont bien gays... Fatras de clichés, le premier film signé Tarek Boudali invite à rire sans se creuser la tête (ni la sienne, ni celle du spectateur). Direz-vous oui? *


««Opération Casse-noisette 2», de Cal Brunker:»

Fini la belle vie! Parce que le magasin de noisettes où ils s'étaient installés a explosé, Roublard et ses semblables doivent se résoudre à retourner vivre dans la nature. Problème: le maire veut faire un parc d'attractions du seul espace vert de la ville. Il est temps pour les rongeurs de ressortir les griffes... Ni pire ni meilleur que l'«Opération Casse-noisette» dont il est la suite, ce film d'animation devrait ravir les petits auxquels il s’adresse. **