«Primaire»

10 janvier 2017 17:08; Act: 10.01.2017 16:15 Print

La vocation de prof à très rude épreuve

par Catherine Magnin - Réalisatrice peu prolixe (cinq longs métrages en 17 ans), Hélène Angel plonge dans l'univers de l'école.

Une faute?

Plus dévouée à ses élèves que Florence (Sara ­Forestier), tu meurs. Quand Sacha, un gosse en difficulté, arrive dans sa classe, elle va tout faire pour le sauver. Ses idéaux d'enseignante parfaite, mais aussi de collègue idéale, de mère irréprochable, de femme équilibrée, vont en prendre un sacré coup...

Longtemps, le film d'Hélène Angel fonctionne à merveille, surtout par sa capacité d'immersion, sa mise en scène et son interprétation quasi documentaires. On assiste à une véritable leçon sur le système éducatif actuel en France. Et puis, lentement, «Primaire» dévie sur une sorte de comédie romantique au moment où ­Florence rencontre le père de Sacha (Vincent Elbaz), son ­antithèse (il est spontané jusqu'au bordélique). La leçon y perd de sa pertinence.