Etats-Unis

04 avril 2017 01:56; Act: 04.04.2017 07:26 Print

Polanski toujours menacé d'arrestation pour viol

La demande du cinéaste de pouvoir revenir aux Etats-Unis, où il est accusé de viol, sans risquer la prison a été rejetée.

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Le réalisateur franco-polonais risque toujours la prison aux Etats-Unis, où il est accusé de viol sur mineure. (Photo d'archives) (Photo: AFP)

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Le feuilleton judiciaire continue. Un juge américain a rejeté lundi la demande du cinéaste franco-polonais Roman Polanski de pouvoir revenir aux Etats-Unis sans être menacé d'emprisonnement, quatre décennies après avoir fui le pays à la suite du viol d'une mineure.

Le juge Scott Gordon «a décidé que les demandes du prévenu ainsi que les requêtes correspondantes sont rejetées», selon une décision écrite du tribunal supérieur de Los Angeles. Concrètement, la décision maintient le statu quo: si le réalisateur du «Pianiste» (2002) remet les pieds sur le sol américain, il pourra être arrêté, 42 ans après les faits.

Roman Polanski est accusé d'avoir drogué puis violé une adolescente de 13 ans dans la maison de Jack Nicholson en 1977. Il a admis une relation sexuelle après que les autres chefs d'accusation plus graves ont été abandonnés et a passé 42 jours en détention avant d'être relâché sous caution.

En 1978, persuadé qu'un juge allait revenir sur un accord amiable passé avec les procureurs et le renvoyer derrière les barreaux pour des décennies, le Franco-Polonais avait fui en France. Depuis, il n'est jamais revenu aux Etats-Unis.

Il a déjà «purgé sa peine»

Par la voix de son avocat Harland Braun, qui a affirmé au tribunal de Los Angeles que le réalisateur de 83 ans avait déjà «purgé sa peine», il a fait savoir en février qu'il voulait revenir aux Etats-Unis pour mettre fin à l'affaire. Mais seulement à condition d'avoir l'assurance de ne pas être arrêté à son arrivée.

Le juge Gordon ne l'entend pas de cette oreille. Il a estimé, dans sa décision rendue lundi, qu'il n'y avait «pas de base suffisante ou convaincante pour réexaminer ces questions».

«De plus, le conseil du prévenu n'a pas présenté de preuve suffisante, crédible, acceptable ou d'arguments juridiques pour appuyer la réparation demandée», selon la décision de 13 pages.

Une «bonne» décision

Surtout, Scott Gordon a décidé d'écarter l'hypothèse de discussions «sur des questions sensibles concernant l'affaire Polanski jusqu'à ce qu'il ne soit présent physiquement au tribunal». Il a ainsi conforté la «bonne» décision de la procureure de Los Angeles, qui refuse d'accorder un blanc-seing au cinéaste.

«Les gens ne pensent tout simplement pas qu'il est dans le meilleur intérêt de la justice de donner à une célébrité fortunée un traitement différent de celui de tout autre fugitif», avait justifié la procureure adjointe Michele Hanisee.

La décision de lundi va sans doute relancer le jeu du chat et de la souris qui dure depuis près de quatre décennies entre Roman Polanski et la justice américaine. Le lauréat d'un Oscar avait passé deux mois en prison en Suisse, puis huit mois assigné à résidence dans son chalet à Gstaad, à la suite de son arrestation à Zurich en 2009, sur la base d'un mandat international lancé par la justice américaine.

Dans sa demande déboutée, son avocat réclamait notamment que les procureurs indiquent le temps que Polanski devrait passer en détention s'il revenait aux Etats-Unis et s'ils entendent requérir une telle peine.

«C'est déroutant»

Après la décision lundi, Harland Braun a dénoncé «une tentative de plus de la part du tribunal supérieur de Los Angeles de couvrir leur mauvaise conduite par le passé», évoquant la «corruption» du système judiciaire. «Cela n'a aucun sens. C'est déroutant», a-t-il affirmé à l'AFP, en référence à cette décision rendue trois semaines avant une nouvelle audition prévue le 26 avril, selon Me Braun.

Cette dernière est relative à une demande de Harland Braun de révéler la transcription du témoignage, recueilli en 2010, de Roger Gunson, le procureur de l'affaire au moment des faits. Selon l'avocat, ce témoignage du procureur confirmerait qu'il existait un accord prévoyant que M. Polanski fasse juste 48 jours de prison. Ayant déjà passé 42 jours derrière les barreaux, il était donc alors possible de convaincre les autorités américaines qu'il avait purgé sa peine.

Les avocats américains de M. Polanski veulent aussi faire reconnaître une décision de la Cour suprême polonaise, qui a mis fin en décembre à la demande d'extradition du cinéaste vers les Etats-Unis. Le juge Michal Laskowski avait alors remarqué que la victime lui avait publiquement pardonné et que ce dernier lui a versé le dédommagement qu'elle réclamait.

Harland Braun devrait s'entretenir mardi au téléphone avec Roland Polanski.

(nxp/afp)

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Les commentaires les plus populaires

  • Don Andres le 04.04.2017 08:09 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    pffff

    le symbole de la lacheté ce mec... "il a purgé sa peine" mais oui...

  • Cédric Crittin le 04.04.2017 09:38 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    la hote

    Ils attendent quoi pour l arreter et l extrader ? C est une honte. Si ta du pognon alors tu peux te jouer de la justice...

  • 1960 le 04.04.2017 09:03 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Non mais!

    C'est parfaitement juste, PAS de prescription pour un pédophile, encore moins pour une célébrité !

Les derniers commentaires

  • Paul54 le 04.04.2017 18:26 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Un Viol reste un Viol

    Les termes "toujours menacés" sont particulièrement choquant......MMles journalistes revenez aux basic de cette sale histoire un homme adulte drogue une fille de 13 ans et la viole. Vous pouvez l'écrire avec d'autres mots, vous pouvez vous insurger contre la justice, prendre faits et causes pour ce monsieur...... mais les faits sont là et ne changerons pas.... quelque part il est gênant que vous vous serviez de votre petite ou grande notoriété pour essayer de faire pencher la balance du côté qui vous intéresse.... les ctimes contre les enfants ne devraient jamais être prescrit comme ceux contre l'humanité

  • billy le 04.04.2017 12:11 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    ???

    Violer une mineur on appel pas ca de la pédophilie?

    • vivi le 04.04.2017 12:33 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @billy

      pire encore, après l'avoir droguée...

  • Cédric Crittin le 04.04.2017 09:38 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    la hote

    Ils attendent quoi pour l arreter et l extrader ? C est une honte. Si ta du pognon alors tu peux te jouer de la justice...

  • 1960 le 04.04.2017 09:03 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Non mais!

    C'est parfaitement juste, PAS de prescription pour un pédophile, encore moins pour une célébrité !

  • Don Andres le 04.04.2017 08:09 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    pffff

    le symbole de la lacheté ce mec... "il a purgé sa peine" mais oui...

    • $$$$$$ le 04.04.2017 12:35 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Don Andres

      42 jours