«Ça»

19 septembre 2017 16:51; Act: 19.09.2017 16:51 Print

«Ça» revient. Tremblez!

par Catherine Magnin - Le clown tueur né de la plume de Stephen King s'en vient sévir sur grand écran. Trop mortel!

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Un évier qui semble sans fond. Des cheveux qui en sortent pour agripper la jeune Beverly (Sophia Lillis), qui vient de couper les siens. Une déferlante de sang qui jaillit soudain, comme celle crachée par l’ascenseur de «Shining». La scène est extraite de «Ça». Ce n'est pas la seule qui risque de donner des cheveux blancs aux spectateurs qui iront voir le film.

Vingt-sept ans après son adaptation télé, qui a marqué toute une génération, le roman de Stephen King est porté à l'écran, le grand, par Andy Muschietti, réalisateur de «Mama». Vingt-sept ans, ce n'est pas un hasard: c'est, dans le roman comme dans le film, l'intervalle entre les vagues de disparitions d'enfants dans la petite ville de Derry, dans le Maine.

La trouille pour cible

Cette année, sont concernés une bande de sept gamins, le «club des ratés», qui vivent la peur au ventre: harcèlement, père violent, petit frère qui a disparu happé par... un clown. LE clown. Grippe-Sou de son nom. Grippe-Trouille, plutôt. Ce pitre grimaçant, d'autant plus angoissant qu'il est imprévisible, se nourrit de la pétoche de ses proies. Lesquelles sont en âge de quitter l'enfance et son innocence. Muschietti ne prend pas de gants pour raconter le passage métaphorique de ce seuil.

Officiellement, «Ça – chapitre deux» n'a pas été annoncé par la Warner. Allez savoir pourquoi, on pressent qu'il ne faudra pas l'attendre 27 ans. N'en déplaise aux gentils clowns de la vraie vie qui n'apprécient guère la mauvaise publicité que leur fait Grippe-Sou.