«Ocean's 8»

12 juin 2018 20:08; Act: 13.06.2018 08:51 Print

Braquage 100% féminin

par Marine Guillain - Dans «Ocean's 8», la sœur de Danny Ocean recrute une bande de choc pour dérober un bijou d'une valeur mirobolante.

Une faute?

L'organisation de casses faramineux, c'est dans les gènes des Ocean! Après les casinos braqués par Danny (George Clooney) dans les «Ocean's» 11, 12 et 13, la frangine prend la relève. Et Debbie (Sandra Bullock) place la barre haut: elle vise le gala annuel du MET, plus précisément le collier à 150 millions de dollars qui ornera le cou de la star Daphne Kluger (Anne Hathaway). Debbie a passé cinq ans, huit mois et douze jours à élaborer son plan derrière les barreaux, c'est dire s’il est au point. Reste à recruter l’équipe: ses copines Lou (Cate Blanchett) et Tammy (Sarah Paulson), une hackeuse (Rihanna), une pickpocket (Awkwafina), une bijoutière (Mindy Kaling) et une styliste (Helena Bonham Carter).

«Ocean's 8» n'a pas eu à subir de polémique sexiste comme ça avait été le cas pour le reboot féminin de «SOS Fantômes» en 2016. Gary Ross («Hunger Games») aux commandes, Steven Soderbergh et George Clooney producteurs: le métrage conserve l'esprit de la saga, pour un résultat sans surprises, mais efficace. Le casting cinq étoiles mène le bal avec humour (si les rôles de ­Rihanna et Awkwafina frôlent le cliché, voir Cate Blanchett jouer les gangsters est plutôt fun) là où la recherche du frisson et une vengeance privée comptent plus que le butin. Sans oublier un clin d’œil à ­Federer... On ne niera pas la touche glamour, mais les héroïnes se servent de leur tête et non pas de leurs atouts séduction pour arriver à leurs fins. Yes!

Là où tout a commencé

Souvenez-vous: dans le premier opus de la trilogie de Steven Soderbergh, sorti en 2001, Danny Ocean (George Clooney) formait un groupe pour braquer un casino et récupérer sa femme (Julia Roberts). Parmi eux, Brad Pitt, Casey Affleck et Matt Damon. Ce dernier devait faire un caméo dans «Ocean's 8», mais il a été coupé au montage. Une pétition de 17 000 signatures a exigé son retrait, à la suite de ses déclarations controversées sur l’affaire Weinstein.