«L’île aux chiens»

10 avril 2018 16:31; Act: 10.04.2018 16:57 Print

En voilà une folle aventure imaginée avec du flair!

par Marine Guillain - Wes Anderson revient à l’animation neuf ans après «Fantastic Mr. Fox». «L’île aux chiens» est un petit ovni bourré de créativité.

Une faute?

«The Grand Budapest Hotel», c’est lui. «Moonrise Kingdom», c’est lui. «A bord du Darjeeling Limited», c’est lui aussi. Si vous connaissez ces films, vous connaissez l’univers fantaisiste et pétillant de Wes Anderson. Et si vous êtes fan, vous adorerez forcément son dernier bébé, animation en stop motion qui se déroule vingt ans dans le futur.

Au Japon, la fièvre de la truffe sévit. Le maire de la ville de Megasaki ordonne une mise en quarantaine de tous les chiens. Ils sont envoyés sur une île couverte de déchets. Elle ne s’appelle pas «L’île aux chiens», comme le titre du film, mais «L’île poubelle». Le jeune Atari s’y envole, décidé à retrouver son compagnon à quatre pattes.

Festival visuel, trouvailles improbables (excellente idée que celle d’avoir traduit la langue des chiens, quand celle des humains ne l’est qu’aléatoirement), hommage à la culture nippone et satire de la société du XXIe siècle (les chiens symbolisent bien sûr les victimes de la ségrégation et de la crise migratoire)... Anderson signe une fable humaniste qui mérite d’être vue et revue.