Festival du Film

06 février 2018 17:13; Act: 06.02.2018 17:56 Print

La Berlinale sous le signe de #MeToo

Le premier grand festival du film européen, qui démarre le 15 février, mettra un coup de projecteur aux scandales sexuels qui éclaboussent le 7e art.

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Le directeur du festival, Dieter Kosslick. (Photo: AFP)

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La 68e Berlinale de Berlin, premier grand festival de l'année en Europe, mettra dès le 15 février prochain un coup de projecteur sur les agressions sexuelles dans l'industrie du 7e Art. Le directeur du festival, Dieter Kosslick, évoque «un vrai changement».

«La résonance internationale de #MeToo (le cri de ralliement en ligne contre le harcèlement et les discriminations sexuelles) a montré qu'il ne s'agit pas d'un problème limité à Hollywood», a-t-il déclaré mardi devant la presse en guise de présentation.

«La Berlinale se considère comme un forum où les problèmes peuvent être débattus et où une impulsion peut être donnée. Il y aura une série d'événements organisés pour contribuer à un vrai changement», a-t-il promis. Dieter Kosslick a ainsi d'ores et déjà annoncé des conférences-débats sur la lutte contre les dérives dans l'industrie du divertissement ou sur la meilleure manière d'augmenter les financements pour les femmes dans le cinéma.

Il a également qualifié de «pas génial» le fait que seuls quatre des 19 films en compétition pour l'Ours d'Or ont été réalisés par des femmes. «C'est déjà ça», a-t-il ajouté, sans autre commentaire.

Gus Van Sant en compétition

Le directeur de la Berlinale a aussi confié avoir disqualifié une poignée de films cette année car un réalisateur, un acteur ou un scénariste faisait l'objet d'accusations crédibles de harcèlement. Mais il n'a pas souhaité donner les titres des longs-métrages concernés.

Le jury du festival, qui remettra les prix le 24 février, sera présidé cette année par le réalisateur et compositeur allemand Tom Tykwer («Cloud Atlas», «Lola Rennt»). On y retrouve aussi l'actrice belge Cécile de France, la productrice Adele Romanski, la critique du magazine Time Stephanie Zacharek, le compositeur japonais Ryuichi Sakamoto et l'Espagnol Chema Prado, un historien du cinéma.

Dix-neuf films seront en compétition, parmi lesquels «Trois jours à Quiberon» d'Emily Atef, «Damsel» des réalisateurs américains David et Nathan Zellner, «Eva» du Français Benoît Jacquot, «La Prière» de Cédric Kahn ou encore le dernier film de Gus Van Sant «Don't worry, he won't get far on foot» avec l'acteur Joaquin Phoenix.

(nxp/ats)