«Paddington 2»

05 décembre 2017 17:10; Act: 05.12.2017 16:36 Print

Paddington n'a pas fini de bluffer son petit monde

par Catherine Magnin - La suite d'un film réussi fiche toujours un peu la pétoche. Soyez rassurés: «Paddington 2», c'est de la balle!

Sur ce sujet
Une faute?

Dans le premier volet de ses aventures adaptées des livres de feu Michael Bond, le petit ourson péruvien s'était frotté à tout ce que la civilisation, britannique de surcroît, a d'artificiel. La suite allait-elle continuer à surfer sur ce contraste? Pas du tout. Cet aspect-là est expédié en deux coups de brosse à dents dans les oreilles au début du film. Désormais Paddington est bien intégré dans sa famille d'adoption (Sally Hawkins et Hugh Bonneville) et dans son quartier, et n'est pas peu fier de le raconter à sa tante, à qui il voudrait bien offrir une visite à Londres pour ses 100 ans. A défaut de lui payer le voyage, il pense lui envoyer un tout beau livre repéré chez un antiquaire. Paddington se met même en tête de trouver un travail pour l'acheter! Mais l'ouvrage est convoité par un acteur has been et odieux (Hugh Grant). Et quand il est volé, qui est-ce qui finit en prison? Paddington, bien sûr!

Mis en scène par Paul King, comme le premier volet sorti il y a trois ans, «Paddington 2» est un divertissement familial malin et inventif. Et poétique, comme quand il plonge le spectateur au milieu des personnages de papier d’un pop-up, ou que l'ourson teinte de rose l'uniforme de prisonniers. La naïveté, la gentillesse foncière du personnage sont le ressort principal du film, qui nous épargnent les lourdeurs, le pipi-caca qui auraient sans doute marqué une version à l'américaine. Bref, c'est sucré et irrésistible comme la marmelade du héros. Et pose haut la barre pour un potentiel «Paddington 3».