Agenda

06 mars 2018 21:11; Act: 06.03.2018 21:11 Print

Par ici toutes les sorties ciné de ce 7 mars

par Catherine Magnin et Marine Guillain - Quels films sortent en Suisse romande cette semaine? Réponse ici, avec toutes les bandes-annonces en prime.

storybild
Sur ce sujet
Une faute?

«The Disaster Artist», de James Franco.
Retrouvez notre critique ici

«Thelma», de Joachim Trier

Fille unique d’un couple très dévot, Thelma (Eili Harboe) fait ses premiers pas en solitaire à l’Université d’Oslo. C’est là qu’elle rencontre la belle Anja (Kaya Wilkins), qui la trouble. Thelma est alors prise de crises d’épilepsie de plus en plus fréquentes, avec des conséquences qui vont au-delà du naturel. Et si, à son corps défendant, par la seule force de son esprit, la jeune femme était capable d’écarter ce qui la dérange... et d’attirer ce qui la séduit? Le réalisateur norvégien Joachim Trier mélange adroitement deux genres, la romance lesbienne et le thriller paranormal. Il en ressort un film qui interroge la fascination et l’inquiétude que provoquent les tabous, les interdits, et leur transgression. Plus sensuel et onirique qu’intellectuel, le traitement ne cherche manifestement pas à séduire tout le monde. ***

«Le jour de mon retour», de James Marsh

«Le jour de mon retour» n’est pas seulement l’histoire vraie de Donald Crowhurst (Colin Firth), marin d’eau douce qui se lança en 1968 dans la première course à la voile autour du monde en so­litaire et sans escale. C’est le portrait d’un homme complètement dépassé par son rêve. Financièrement, lui qui voulait renflouer ses finances se ruina pour armer son embarcation. Pratiquement, son bateau n’avançant pas, il inventa un subterfuge qui manqua de peu de réussir. D’assez peu pour le pousser à commettre l’irréparable. «Le jour de mon retour», c’est surtout une belle histoire d’amour. Evitant le huis clos sur l’océan, James Marsh raconte avec tact le lien qui reliait l’aventurier à son épouse (Rachel Weitz) restée à terre, solide, fière, confiante, compréhensive. ***

«Eva», de Benoît Jacquot

Lorsqu’elle porte sa perruque carrée, Isabelle Huppert a des airs de femme fatale dans le dernier film de Benoît Jacquot. Elle y incarne une prostituée qui intrigue, inspire et obsède ­l’écrivain Bertrand (Gaspard Ulliel). La bande-annonce d’«Eva» promet un thriller psychologique sur fond de séduction et de manipulation, qui risque fort de mal se terminer... Pas vu.

«Bloc central», de Michel Finazzi.

Le fait que «Bloc central» soit une fiction ne l’empêche en rien de coller à la réalité. Son réalisateur, Michel Finazzi, a animé des ateliers vidéo pendant seize ans dans deux établissements pénitentiaires vaudois. Fort de son expérience, il peint un tableau de la prison du Bois-Mermet en se focalisant sur deux nouveaux arrivants: un surveillant et un prévenu de tentative de meurtre. Le film a été tourné dans la vraie prison. Seule une cellule a dû être reconstituée en studio. Forcément, puisque Bois-Mermet affiche un taux d’occupation de... 170%! Pas vu.

«Machines», de Rahul Jain

«Machines», c’est une plongée dans une grosse usine textile indienne, «dans laquelle les produits sont mieux traités que les gens qui les fabriquent», dixit la radio alémanique SRF Kultur. Voilà le prix que paient les employés exploités dans d’atroces conditions pour des vêtements produits à la chaîne. Sûr que ce doc, primé au Sundance et au Zurich Festival, fera réfléchir le consommateur à deux fois avant son prochain achat. Pas vu.

«Kokoschka», de Michel Rodde

Peintre expressionniste et écrivain, perçu comme artiste dégénéré, l’Autrichien Oskar Kokoschka est mort à Montreux en 1980. Il avait 94 ans. Le cinéaste franco-suisse Michel Rodde s’est attelé à rendre hommage à cet humaniste qu’il considère comme une «figure de notre temps, singulièrement actuel».

Et encore...

Pas peur d’avoir peur? Jamais lassé des morts-­vivants? Alors la nuit de zombies est pour vous! Le Capitole (Lausanne) célèbre George A. Romero, décédé l’été dernier. Trois œuvres seront projetées dès 19h30. Outre «Chronique des morts-­vivants» (2007) et «Le territoire des morts» (2005), «La nuit des morts-vivants» (1968): ce premier film a lancé la carrière du réalisateur, aussi habile pour dénoncer les défaillances de la société que pour effrayer.