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06 décembre 2017 07:59; Act: 06.12.2017 07:59 Print

Par ici toutes les sorties ciné de ce 6 décembre

par Catherine Magnin - Quels films sortent en Suisse romande cette semaine? Réponse ici, avec toutes les bandes-annonces en prime.

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(Photo: DR)

Sur ce sujet
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«Paddington 2», de Paul King:
Retrouvez notre critique ici


«Santa & Cie», d'Alain Chabat:
Retrouvez notre critique ici


«Bienvenue à Suburbicon», de George Clooney:


Suburbicon, petite cité résidentielle américaine des années 1950, toute propre en ordre, toute blanche. Enfin, jusqu'à ce que s'y installe une famille noire. Tiens, le film de George Clooney sera-t-il une critique sociopolitique comme l'acteur-réalisateur les aime? Mais voilà que le récit bifurque. Les voisins sont victimes d'une terrible agression. La mère handicapée en meurt, sa soeur jumelle (deux fois Julianne Moore) console le mari (Matt Damon). Et tandis que l'hostilité envers les intrus noirs tourne aux émeutes, se trame une intrigue à la Hitchcock, références énormes à l’appui, avec une touche d'humour noir dont sont friands les frères Coen, coscénaristes du film. Tout cela fait de «Bienvenue à Suburbicon» un mélange de genres dans lequel Clooney se prend les pieds. *


«Jeune femme», de Léonor Serraille:

Elle crie, elle hurle, pour peu elle casserait tout: Paula (Lætitia Dosch) est très énervée. Son petit ami l'a quittée, son monde s'écroule, elle ne sait pas où ­loger, que faire de sa vie. Mais Paula a un fichu caractère et, lentement, à sa manière peu conventionnelle, elle va se reconstruire... Premier long métrage de Léonor Serraille, qui a remporté la Caméra d'or du dernier Festival de Cannes, «Jeune femme» doit beaucoup de son charme à la tornade Dosch. La rousse habite l'écran, son énergie dévorante ne peut pas laisser indifférent. Mais la réalisatrice ne la laisse pas phagocyter son film. Elle tisse en arrière-plan un tableau sagace de nos sociétés urbaines, ces villes de grande solitude.****


«Tueurs», de François Troukens et Jean-François Hensgens:

Histoire d'un gangster (Olivier Gourmet) qui s'évade de prison pour tenter de prouver son innocence, «Tueurs» titille la ­curiosité par le passé de son scénariste et coréalisateur, François Troukens. En effet, celui-ci n'est autre qu'un gangster repenti, figure connue du grand banditisme en Belgique dans les années 1990. Voilà qui devrait faire contrepoids aux films écrits et réalisés par Olivier Marchal («Carbone»), connu, lui, pour avoir œuvré à la brigade criminelle. Pas vu.

«Les gardiennes», de Xavier Beauvois:

1915. Les hommes étant au front, c'est à leurs mère, fiancée, épouse de tenir la baraque. Sur fond de féminisme, le réalisateur Xavier Beauvois réunit pour la première fois Nathalie Baye et sa fille Laura Smet sur grand écran. **


«Favela olimpica», de Samuel Chalard:

La favela de Vila Autodromo fait tache à côté du parc olympique en construction. Alors la mairie de Rio tente de la détruire, bien que ses occupants y soient légalement installés. C'est ce combat, tel celui de David contre Goliath, qu'a filmé le Lausannois Samuel Chalard pendant deux ans. Edifiant. ***


«Bonheur Académie», de Alain Della Negra et Kaori Kinoshita:

Pour parler de la façon de tromper la solitude, Della Negra et Kinoshita ont envoyé leurs comédiens se mélanger à des raëliens dans un de leurs stages. Prière de laisser les a priori au vestiaire. Pas vu.