«Solo: A Star Wars Story»

16 mai 2018 18:25; Act: 16.05.2018 19:17 Print

Un «Star Wars» sans trace de Jedi

par Marine Guillain - Présenté hors-compétition à Cannes, ce nouveau spin-off est un festival d'action. Sympa, mais loin d'être essentiel.

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Il a été projeté mardi soir sur la Croisette et a été présenté à la presse romande ce mercredi matin. «Tout à propos de ce film vous prépare à ce que vous savez déjà», résumait mercredi Emilia Clarke («Game of Thrones»), qui incarne l'amie d'enfance de Han Solo. Ce nouveau spin off de la célèbre saga de science-fiction revient donc sur la jeunesse du hors-la-loi. Tandis qu'Alden Ehrenreich s'en sort très bien en jeune Solo impertinent, ce n'est pas le cas d'Emilia Clarke, dont l'ambiguïté peine à convaincre.

Parmi les moments-clés, la rencontre de Han Solo avec Chewbacca bien-sûr. Comme le jeune pilote parle un peu la langue du Wookiee (pourquoi, on l'ignore) et lui propose de se sortir ensemble d'une mauvaise posture, ils deviennent immédiatement inséparables. Plus tard, le jeune pilote qui ignore tout de Tatooine, de l'Empire et de la rébellion qui se prépare croisera aussi la route de Lando Calrissian et de celui qui l'accompagnera dans ses futures aventures: le Faucon Millenium. Et puis savez-vous pourquoi Han s'appelle «Solo»? Une anecdote cocasse dévoilée au début du film.

A part ça. «Solo: A Star Wars Story» est un festival d'action permanente aux dépens d'un scénario qui manque un peu de croustillant. La scène où Solo, Chewbacca et leurs alliés attaquent un train qui file à toute vitesse entre les montagnes enneigées est certes très efficace, mais le trop plein d'action finit par lasser. Lassitude aussi due à l'absence des Jedi et de leurs sabres laser. Trop d'éléments cultes qui ont fait le succès de la saga manquent à l'appel pour rendre ce dérivé aussi sexy que ses copains.