«Happy Birthdead»

14 novembre 2017 17:10; Act: 14.11.2017 16:21 Print

Un anniversaire qui tourne au cauchemar en boucle

par Catherine Magnin - Dans le genre série B horrifique, «Happy Birthdead» tire habilement son épingle du jeu.

Une faute?

Etudiante qu'on devine assez exécrable, Tree (Jessica Rothe) se réveille d'une nuit bien arrosée dans la chambre d'un gars dont elle ne se souvient pas du nom. Le soir, alors qu'elle s'en va fêter son anniversaire, elle est assassinée. Oh, mais il n'y a qu'un quart d'heure que le film a commencé! Rassurez-vous: Tree n'est pas morte. Ou plutôt, au moment où un homme masqué la poignarde, elle se réveille en sursaut… le matin de ce même jour d'anniversaire! Etait-ce un rêve? Que nenni: le même phénomène se reproduit, encore et encore... Quelques décès plus tard, Tree en déduit que pour arrêter ce cercle infernal, il lui faut trouver le tueur avant le prochain meurtre.

Détails soignés

Empruntant aussi bien à «Un jour sans fin» (cité ex­pressément) qu'aux slashers, «Happy Birthdead» est un pur exercice de style. Visuellement, puisqu'il s'agit de raconter à plusieurs reprises le déroulement de la même journée, avec des variations plus ou moins subtiles. Le scénario quant à lui, mécanique précise comme un coucou suisse, réserve son lot de surprises et s'amuse des attentes du spectateur. On se fie au raisonnement de la jeune Tree… elle a tout faux! On pense que le film s'enlise dans les bons sentiments quand l'héroïne fait son mea culpa envers tous ceux avec qui elle a été désagré­able… Eh bien, ça ne suffit pas! Jessica Rothe, qui est de toutes les scènes, varie elle aussi les mimiques. Et le résultat est emballant.