Festival du Film

19 mai 2017 21:37; Act: 19.05.2017 22:05 Print

Une journée à Cannes

Les moments forts qui ont marqué la deuxième journée du Festival.

Une faute?

Voici les femmes, les hommes, les films et événements qui ont marqué la deuxième journée de la compétition du 70e Festival de Cannes :

Les migrants à l'honneur

Kornél Mundruczó: avec «La Lune de Jupiter», en lice pour la Palme d'or, le cinéaste hongrois a plongé le Festival de Cannes dans la sphère politique et sociale avec l'enfer vécu par les migrants. Le spectateur suit Aryan, figure christique qui cherche à retrouver son père.

Alejandro González Iñárritu: dans «Carne y Arena», première oeuvre en réalité virtuelle sélectionnée à Cannes, le réalisateur mexicain, Oscar du meilleur film en 2015 pour «Birdman», immerge le spectateur, casque sur la tête et pieds nus dans le sable, aux côtés d'un groupe de migrants. A la frontière du documentaire, l'oeuvre de 6,5 minutes a été réalisée avec des migrants, à partir de leurs véritables histoires.

La star des marches

Robe bustier immaculée, parée d'énormes émeraudes et tous tatouages dehors, la chanteuse et actrice Rihanna a fait sensation sur le tapis rouge pour la projection officielle de «Okja», le nouvel héros de Netflix. La star américaine est l'invitée à Cannes du joaillier suisse Chopard, fournisseur de la Palme d'or, qui lui a confié une ligne de bijoux. Rihanna a été accueillie en haut des marches par Thierry Frémaux, Pierre Lescure et le patron des studios américains, Jeffrey Katzenberg.

Le (gentil) monstre du jour

Il s'appelle Okja. C'est un immense et adorable cochon génétiquement modifié, meilleur ami d'une jeune fille et héros principal du film éponyme du Sud-Coréen Bong Joon-ho, premier long métrage Netflix en lice pour la Palme d'or. La compagnie américaine à l'origine de la création de l'animal veut absolument le récupérer. Le film raconte le courageux combat de la fillette et Okja pour la liberté.

La mise au point du jour

Depuis l'annonce de la sélection d'«Okja» et de l'autre film distribué par Netflix, «The Meyerowitz Stories», réalisé par Noah Baumbach et qui sera en lice dimanche, un bras de fer oppose la plateforme américaine aux défenseurs des salles de cinéma. Au premier jour du Festival, l'Espagnol Pedro Almodovar qui préside le jury, avait estimé que la Palme d'or devrait sortir en salles, exerçant une pression sur Netflix. «Ni moi ni un membre du jury ne fera de distinctions entre deux films Netflix et les 17 autres en compétition. Nous sommes ici pour avoir un jugement artistique, je tiens à ce que ce soit clair», a précisé vendredi Almodovar sur le site internet américain Indiewire.

Paillettes, plumes et décolletés sur le tapis rouge

Le couple du jour

Agnès Varda et JR: Elle est l'une des dernières représentantes de la Nouvelle Vague, lui une figure mondiale du street art. D'une rencontre devenue une évidence, Agnès Varda et JR, plus de 50 ans d'écart, ont fait un film, «Visages, villages», tribulation poétique sur les routes de France, présentée vendredi hors compétition, à la rencontre de gens loin des grandes villes.

Le rêve du jour

Isabelle Huppert a confié vendredi qu'elle aimerait jouer un homme au cinéma, «stade ultime du jeu d'actrice». «Les rôles sont l'occasion de loger sa petite histoire, et d'envisager le cinéma comme à la fois une cache et une projection. L'écran projette, mais on se cache aussi derrière lui», a estimé l'actrice lors d'une conférence sur la place des femmes dans le cinéma organisée par Kering.

Palme d'honneur

Co-fondateur des studios d'animation Dreamworks, le producteur Américain Jeffrey Katzenberg a reçu une Palme d'honneur pour sa contribution dans l'histoire du cinéma mondial. En 2001, Jeffrey Katzenberg a présenté à Cannes son premier film en compétition, «Shrek», avant «Kung Fu Panda», «Madagascar» et «Dragons».

L'avis des critiques

Premier choc du Festival, «Faute d'amour» du Russe Andreï Zviaguintsev, film âpre et étouffant qui propose une vision d'une société brutale et déshumanisée, à travers la disparition de l'enfant d'un couple moscovite, a pris la tête du Palmascope de la presse française et étrangère, qui l'ont préféré à «Wonderstruck» de l'Américain Todd Haynes, émouvante plongée dans le monde du silence de deux enfants sourds.

(nxp/afp)