Sponsored

19 avril 2017 13:23; Act: 24.04.2017 09:46 Print

«Je n’aurais jamais pensé manger comme ça»

Le meilleur gardien de but suisse s’exprime sur les pâtes, sur son rapport à la boisson et sur les amendes infligées aux joueurs de football lorsqu'ils ont pris du poids pendant les vacances.

storybild

Pour lui, la nourriture n'est pas la seule chose qui compte; il attache aussi une grande importance aux boissons qui l'accompagnent: c'est ce que nous a révélé le gardien de l'équipe nationale Yann Sommer sur le tournage d'une émission de cuisine. (Photo: dr) (Photo: zvg)

Une faute?

Monsieur Sommer, en tant qu’athlète professionnel, que mangez-vous quand vous vous entraînez deux fois par jour?
Chez moi ce matin, pour le p’tit-déj, je me suis fait bouillir des flocons de châtaignes dans du lait d’amande et j’y ai ajouté des fruits rouges. Et j’ai bu de l’eau. Ce midi, il y avait des légumes et un accompagnement, et ce soir un plat contenant des protéines, comme de la viande ou du poisson.

Tout cela me semble hyper sain. Est-ce suffisant pour une journée de sport intensive?
Oui, c’est vraiment hyper sain (rires). Et ça suffit. Avant, je ne me nourrissais pas de cette manière et je n’aurais jamais imaginé que je pouvais aimer ça. J’essaie de manger de manière saine et en quantité.

Manger, c’est important, et boire aussi. Aujourd’hui vous avez bu de l’eau au petit-déjeuner. Pas de café?
Je bois très rarement du café.

Et pendant l’entraînement, vous avalez des litres de boissons isotoniques ou vous vous autorisez parfois un Coca durant la pause d’un match important?
Non. J’évite les boissons sucrées, car je cherche à éviter le sucre autant que possible. Je bois de l’eau non gazeuse.

Le sucre est un glucide, et les athlètes ont besoin de glucides. Où trouvez-vous cette énergie?
Les athlètes doivent maintenir un taux de sucre stable dans le sang. En ce qui me concerne, je mange des patates douces, du riz ou des pâtes. Car pour moi, c’est ça les bons glucides.

Les pâtes sont un classique chez les sportifs d’endurance. Aujourd’hui, votre alimentation semblait radicalement dépourvue de gluten. Ça s’applique aussi aux pâtes?
Pendant un certain temps, je me suis nourri sans gluten, mais c’est fini. Maintenant, quand je mange des pâtes, ce sont des «vraies».

Les coureurs cyclistes déclarent parfois manger des pâtes pour le petit-déjeuner. Ça vous est déjà arrivé?
Oui, quand un match commence à 13h00, on reçoit une ration de pâtes dès 9h30.

Combien de fois mangez-vous des spaghettis ou autres?
C’est très variable, Mais régulièrement dans les hôtels et à la maison. J’aime bien les cuisiner avec des crevettes fraîches ou du pesto maison. On peut faire plein de choses avec les pâtes.

Qu’est-ce que vous y ajoutez?
Chez mes parents, on mange les Penne notamment avec de la bonne viande. Mais pour moi, une bonne assiette de pâtes avec une sauce goûteuse me suffit déjà comme repas principal.

Comment en êtes-vous arrivé à ce régime alimentaire? Est-ce l’alimentation moderne du footballeur?
C’est une démarche très personnelle, et chaque membre de l’équipe décide lui-même comment il veut se nourrir. Moi je le fais parce que j’ai commencé à avoir des douleurs. Après plusieurs analyses, j’ai modifié mon alimentation et je m’en suis senti beaucoup mieux. De cette façon, je dispose de l’énergie dont j’ai besoin.

Mais vous mangiez vraiment si mal avant?
Non, mais pas avec ce degré de conscience. Et j’ignorais que les antibiotiques pouvaient nuire à l’intestin. Mais je ne veux faire aucun prosélytisme dans ce domaine. Chacun voit midi à sa porte. En ce qui me concerne, mon corps fait partie de mon travail. C’est mon capital et il a besoin du bon carburant. C’est comme pour une voiture: on ne met pas de diesel dans une voiture qui roule à l’essence.

A quel point surveillez-vous votre régime, faites-vous parfois des exceptions?
La tête joue un rôle important dans le sport, et par conséquent le plaisir aussi. J’aime bien manger des pâtes, du chocolat ou, parfois, un bon hamburger avec des frites.

Comme une sorte de récompense?
On peut dire ça comme ça. Durant les périodes intenses avec de nombreux matchs, je suis très strict, mais en dehors de ces moments et pendant les vacances, je m’autorise plus de choses.

Et quand vous mangez des pâtes ou un hamburger, est-ce que vous buvez parfois un verre de vin ou de bière?
J’aime la bonne chère et j’apprécie un bon verre de vin rouge avec un bon repas. Je ne bois pas de bière par contre.

Cela vous arrive-t-il de boire plus qu’un verre, et dans ce cas-là, est-ce qu’il est possible de voir Yann Sommer éméché?
Bien sûr, ça m’arrive pendant les vacances ou bien pour des occasions particulières, mais je n’exagère pas.

Les footballeurs professionnels ont-ils le droit de prendre du poids ou est-ce strictement réglementé?
Une fois par mois, notre taux de graisse est mesuré et chacun est pesé. Si on a soudainement pris quelques kilos, on se penche sur la question. Mais nous nous entraînons tellement que les écarts de poids importants sont rares. De plus, nous n’avons pas le droit de grossir pendant les vacances.

Sinon vous devez vous soumettre à des entraînements supplémentaires?
Il y a des clubs où vous devez payer des amendes.

Avez-vous déjà été condamné à une amende?
Non.

Surveillez-vous votre apport de calories?
Non, pas du tout.

Comment les demandes particulières sont-elles gérées? Les joueurs du club ne s’alimentent sûrement pas tous de la même manière.
Nous avons un nutritionniste à Mönchengladbach, qui veille au buffet et qui est aussi présent dans les hôtels. Il accepte volontiers les suggestions et complète ce qui nous est proposé, par exemple avec des patates douces.

Et dans la Nati, chacun envoie son programme de menus au chef de l’équipe Emil Bolli?
Avec Emil, c’est cool, on peut lui parler, et il est toujours prêt à essayer quelque chose. Auparavant, on nous servait un buffet établi de longue date, mais avec les nouveaux joueurs, l’équipe a changé. Avant l’Euro par exemple, on nous a proposé de nouvelles choses, comme du muesli sans gluten pour le p’tit-déj. Le cuisinier a la tâche plus dure de nos jours.

Qu’est-ce que vous préférez cuisiner?
Rien en particulier. J’apprécie la bonne viande, le bon poisson et les légumes du marché. Le principal, c’est que ce soit frais.

Et pour le dessert? Y a-t-il des «péchés» sains?
Je suis un grand fan de chocolat. Alors, bien qu’il contienne du sucre, je me l’autorise de temps en temps.

Et est-ce que vous prenez des collations?
Trois repas me suffisent. Et, le cas échéant, je ne me stresse pas et je mange spontanément des noix ou ce que je trouve dans mon placard.

Pour toute question concernant le régime alimentaire des athlètes professionnels, n’hésitez pas à écrire dans la colonne destinée aux commentaires. Nous soumettrons les meilleures questions à Emil Bolli, le chef de l’équipe nationale suisse de football. Elles seront publiées la semaine prochaine.

Cet article a été rédigé par Commercial Publishing Tamedia, en collaboration avec Barilla.

(ep)