Freestyle

12 octobre 2009 16:19; Act: 12.10.2009 16:37 Print

«A Londres, j’ai pris une énorme baffe en deux secondes»«A Londres, j’ai pris une énorme baffe en deux secondes»

par Sandra Imsand - Mat Rebeaud, le pilote payernois de motocross freestyle revient sur sa saison et la grave chute dont il a été victime à Londres en août dernier.

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Mat Rebeaud, quel regard portez-vous sur votre saison ?
Elle n’est pas excellente par rapport à l’an dernier (réd : il avait alors remporté la série mondiale des X-Fighters), mais j’ai quand même obtenu des bons résultats. J’étais au top, et je n’ai malheureusement pas eu de chance. Cela dit, je ne me cherche pas d’excuses. A Londres, lors de la dernière étape, on était quatre à pouvoir remporter le titre. J’étais super motivé et j’ai fait un excellent passage, jusqu’à ma chute.

Que s’est-il passé ?
J’ai eu un clou dans mon pneu ! Je l’avais senti lors de la réception de mon saut précédent, mais c’était impossible pour moi de m’arrêter. Mon concurrent n’avait pas fait un bon résultat alors que moi j’étais complètement dans le coup. J’avais réussi mes sauts les plus impressionnants et il ne me restait plus qu’une poignée de secondes à tenir. Quand j’ai pris l’élan sur le tremplin, je n’avais plus d’air et j’ai fini sur l’avant de la réception. J’étais sûr de m’être cassé la mâchoire. En fait, je m’étais ouvert le menton. J’ai dû faire 50 points de suture à l’hôpital. En deux secondes, j’ai pris une énorme baffe. C’est comme quand tu montes sur une échelle et que le dernier barreau casse sur tes pieds.

Un clou ? ça arrive souvent ?
Non, pas du tout! ça n’arrive jamais de crever à cause d’un clou. C’est vraiment de la malchance. Après, quand tu montes sur une moto, tu sais que c’est un sport dangereux. C’est la loi du sport et tu dois l’accepter.

Cette saison, la compétition a été acharnée, alors que l’an dernier, vous aviez surclassé tous vos concurrents. Comment expliquez-vous cela ?
L’hiver dernier, j’ai beaucoup travaillé. Mais quand tu es n°1, tu ne t’entraînes pas avec la même énergie ou la même motivation que si tu as des adversaires à battre. Quand j’ai compris ça, j’ai réagi. Mais trop tard, je pense.

Quel est votre programme pour la fin de l’année ?
Je fais la tournée des supercross qui finit par celui de Genève. Ensuite, pendant tout le mois de décembre, je reste en Suisse et je ne monte pas sur ma moto. Je veux faire d’autres choses, du snowboard par exemple. Dès janvier, je reprends l’entraînement.

En Suisse ou aux Etats-Unis ?
Cela dépend de la météo. En 2010, j’aimerais passer plus de temps en Suisse. En Californie, quand je m’entraîne, il y a toujours quelqu’un qui regarde, que ce soit un journaliste ou un autre pilote. Dès que je tente quelque chose de nouveau, une nouvelle figure ou autre, ça cause, et tout le monde le sait. Tandis que quand je m’entraîne en Suisse, personne ne sait rien et j’arrive aux compétition avec un saut nouveau et inattendu. Je préfère comme ça.

La finale de Mat Rebeaud au Red Bull X-Fighter Mexico 2008