Voile

07 janvier 2015 21:04; Act: 07.01.2015 21:15 Print

Realteam ne défendra pas ses chances cette année

par Oliver Dufour - Brillant 3e, en 2014, des Extreme Sailing Series, circuit phare en multicoques, le jeune équipage lémanique devra y renoncer après le retrait de son sponsor principal.

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Léquipage de Jérôme Clerc (à gauche), ici en Russie, a tenu tête à de grosses écuries comme Alinghi. (photo Lloyd Images)

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«C’est la dure loi du sport», ­admet, fataliste, Jérôme Clerc. Skipper et administrateur de Realteam Sailing, le Vaudois doit se résoudre à ne plus livrer bataille, en 2015, avec quelques-uns des meilleurs ­régatiers du monde. Mi-décembre, son catamaran grimpait sur la 3e marche du podium au classement des Extreme Sailing Series, derrière le vainqueur, Alinghi, mais devant le Team New Zealand de Dean Barker et le BAR de Ben Ainslie, multiple champion olympique. Cela lors de sa 2e participation à la prestigieuse compétition, avec l’un des plus petits budgets de la flotte qui compte 11 bateaux.

«C’est frustrant, concède Jérôme Clerc. Mais nous sommes très reconnaissants d’avoir pu vivre ça durant deux saisons, alors qu’à l’origine Realstone (ndlr: sponsor-titre) ne s’était engagé que pour une année. A moins d’un miracle, nous ne serons pas au départ de la prochaine saison Extreme, en février, mais nous cherchons un ou plusieurs partenaires et espérons pouvoir nous aligner à nouveau dès 2016.»

Pour ce faire, les régatiers lémaniques devront réunir un budget minimal de près d’un million de francs, leur permettant de naviguer sur des plans d’eau aussi exotiques que la baie de Sydney, Singapour, Oman ou Saint-Pétersbourg. Une somme dérisoire par rapport à celles débloquées par les grosses écuries, avec leurs superstars de la voile. Mais, vu ses performances épatantes, Realteam a le droit de rêver.

Twitter, @Oliver_Dufour