Automobile

16 juin 2017 10:49; Act: 16.06.2017 11:19 Print

Sébastien Buemi veut gagner au Mans

Le Vaudois de 28 ans se présente pour la sixième fois aux 24 Heures du Mans. Cette fois dans la peau du favori.

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Sébastien Buemi: «Si je parviens à m'imposer au Mans, on peut dire que la moitié des points pour le titre sera acquise.» (Photo: Keystone)

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Sébastien Buemi en 2017, c'est du très très solide: dix départs, huit victoires.

Sur le circuit Bugatti des 24 Heures du Mans, Buemi est déjà monté à trois reprises sur le podium. Deuxième en 2013, il a ajouté deux troisièmes places en 2014 et 2016. Un succès dimanche viendrait compléter un joli palmarès au côté du titre de Formule E et du championnat du monde d'endurance. Et cette année, Buemi cartonne. 32 points d'avance au Championnat de Formule E, 17 en endurance après deux courses, le Vaudois est en feu. Et ce week-end dans la Sarthe, les points seront doublés.

«Si je parviens à m'imposer au Mans, on peut dire que la moitié des points pour le titre sera acquise», souffle le pilote essayeur de chez Red Bull. Que les 24 Heures du Mans soient le point culminant de sa saison s'explique vu ce qui s'est produit l'an dernier. Alors que le coéquipier de Buemi Kazuki Nakajima s'apprêtait à fêter un succès mérité sur Toyota puisque la Porsche de Neel Jani devait encore passer par les stands, le moteur a rendu l'âme après 23h58...

Jani et son équipe l'ont emporté et Buemi compte bien effacer ce souvenir par un plus heureux dimanche. «Nos chances sont excellentes cette année, précise-t-il. Nous avons la voiture la plus rapide et le départ d'Audi fait que la concurrence s'est affaiblie. Je veux cette victoire.»

Engagé à 130%

Entre la Formule E, le championnat du monde d'endurance et les tests F1, l'agenda du Vaudois est bien chargé. Et c'est lui qui le gère. «J'ai peu de monde dans mon entourage, explique-t-il. Donc je fais les choses moi-même. Ca me prend de toute façon moins de temps que si je devais expliquer mon planning à quelqu'un d'autre.»

Homme occupé, Sébastien Buemi s'engage à 130%. Comme il le dit, son temps est partagé à 50% pour la Formule E, 50% pour l'endurance et 30% pour les tests F1. Par chance, les collusions de dates sont rares. Cette année, il n'y en a qu'une seule à la mi-juillet avec le Grand Prix de Silverstone en F1, deux courses de Formule E à New York et les Six heures du Nürburgring. Le Vaudois ira en Allemagne, là où il peut réussir de très bonnes performances rapidement avec du plaisir et de l'expérience.

Entre 2009 et 2011, Buemi a disputé 55 courses en F1 avec Toro Rosso pour 29 points inscrits. Aujourd'hui, son contrat avec Red Bull comme pilote essayeur court jusqu'en 2018. «On ne peut pas l'exclure, juge Buemi. Je lis et j'entends que mon nom revient dans des discussions.« En cas de retour en Formule 1, ce ne serait en tous les cas pas pour une équipe de fond de grille. Une hypothétique demande de la part de Sauber ne titillerait même pas l'intérêt du Vaudois:» Cette année, Sauber a la pire voiture du plateau et l'année prochaine le moteur Honda sera le plus lent. «Cette saison, Buemi n'a testé la F1 qu'en simulateur. Un état de fait qui devrait bientôt changer. Les 29 et 30 juin, je serai au Castellet pour tester les pneus Pirelli de la Red Bull. Je me réjouis de pouvoir montrer à nouveau mon potentiel sur la piste au volant d'une F1.»

La perspective d'une course de Formule E en Suisse l'année prochaine fait saliver le champion du monde de la discipline. Mais faut-il encore la municipalité de la Ville de Zurich se batte toujours pour implanter une course de monoplaces électriques au coeur de la ville. Le dernier Grand Prix qui a eu lieu en Suisse date de 1955.

(nxp/ats)