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17 mai 2018 01:59; Act: 17.05.2018 02:55 Print

L'agence russe anti-dopage reste suspendue

L'AMA a maintenu mercredi la suspension de l'agence russe anti-dopage Rusada. Cette décision n'est pas une surprise.

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L'agence mondiale antidopage (AMA) a maintenu mercredi, lors d'un comité exécutif à Montréal, la suspension de l'agence russe antidopage Rusada. (16 mai 2018) Sergey Shubenkov a été autorisé à courir sous drapeau neutre, malgré le scandale qui a secoué l'athlétisme russe. (Jeudi 12 avril 2018) La bobeuse russe Nadezhda Sergeeva a été officiellement reconnue coupable de dopage et disqualifiée des JO de Pyeongchang. Elle a été contrôlée positive au trimétazidine, utilisé pour prévenir les angines de poitrine ou des baisses de l'acuité visuelle. (Samedi 24 février 2018) L'audience du Tribunal arbitral du sport (TAS), consacrée au curleur russe Alexander Krushelnitsky contrôlé positif au meldonium durant les JO-2018, a été annulée. Une décision sera annoncée jeudi. (22 février 2018) Le Tribunal arbitral du sport a annoncé qu'il rejetait les appels de 47 Russes qui souhaitaient participer aux JO. (Vendredi 9 février 2018) Treize nouveaux Russes sont venus s'ajouter aux sportifs qui contestent la décision du CIO de les exclure de Pyeongchang. (Jeudi 8 février 2018) Trente-deux sportifs russes non-invités par le CIO pour les jeux Olympiques de Pyeongchang, dont le biathlète Anton Shipulin, ont fait appel devant le Tribunal arbitral du sport. (Mardi 6 février 2018) Les 15 sportifs russes blanchis après leur suspension pour dopage n'iront pas pour autant à Pyeongchang, a décidé le CIO. (Lundi 5 février 2018) Le TAS a annulé totalement les sanctions infligées à l'encontre de 28 sportifs russes. (Jeudi 1er février 2018) Le président russe a reconnu ce mardi que le scandale dans lequel son pays est empêtré: «est de notre faute, il y a eu des cas de dopage en Russie». (30 janvier 2018) Dans une interview, l'ancien haut responsable de l'antidopage accuse Vladimir Poutine d'avoir joué un rôle crucial dans l'organisation du dopage des sportifs russes aux Jeux olympiques. (29 janvier 2018) Le CIO a déjà éliminé 111 sportifs russes sur les 500 proposés par leur Comité national en vue des JO d'hiver. (Vendredi 19 janvier 2018) Le vice-Premier ministre russe des Sports Vitali Moutko va quitter la présidence du comité d'organisation du Mondial 2018, pour pouvoir contester sa suspension des JO à cause du scandale de dopage. (Mercredi 27 décembre 2017) Sofya Velikaya, présidente de la commission des athlètes au sein du Comité olympique russe, a déclaré que la majorité des athlètes russes «veut participer aux Jeux olympiques». (Lundi 11 décembre 2017) La Russie, accusée de dopage d'Etat, est suspendue des JO 2018 mais ses sportifs «propres» seront autorisés à participer sous drapeau olympique. Vingt-deux athlètes russes ont décidé de faire recours de leur condamnation, mercredi. (Mardi 5 décembre 2017) Thomas Bach, patron du CIO, annoncera lors d'une conférence de presse si la Russie, accusée de dopage, participera ou non aux prochains Jeux d'hiver de Pyeongchang. (Mardi 5 novembre 2017) Trois athlètes russes qui avaient participé aux JO 2014 de Sotchi ont été disqualifiées et suspendues à vie par le CIO. Parmi elles, la fondeuse russe Anastasia Dotsenko, en arrière-plan. (Vendredi 1 décembre 2017) L'AMA attend toujours une reconnaissance claire par Moscou des conclusions accablantes du rapport, notamment sur la dimension institutionnelle du système de dopage en Russie. (Mercredi 15 novembre 2017) Interdire les athlètes russes ou les forcer à évoluer sous bannière neutre aux Jeux d'hiver 2018 constituerait «une humiliation», a averti Vladimir Poutine à l'encontre du CIO. (Archives) (Jeudi 19 octobre 2017) Au nom de son pays, le président de la Fédération russe a présenté des excuses pour le vaste système de dopage découvert en 2015. «Tout cela ne se reproduira plus jamais», a -t-il déclaré. (Jeudi 3 août 2017) (Archives) Moscou a suspendu six athlètes dont Lyubov Kharlamova. la vice-championne d'Europe du 3000 m steeple a raté des contrôles antidopages. (Mercredi 2 août 2017) Le président de l'Agence mondiale antidopage (AMA) Craig Reedie a estimé que les progrès réalisés par l'agence russe antidopage pouvaient permettre une levée de sa suspension cet automne. (Jeudi 18 mai 2017) Le Tribunal fédéral a confirmé le bien-fondé de l'exclusion des sportifs russes des Jeux paralympiques de Rio 2016. Il a rejeté l'appel de la Russie, qui avait déjà été déboutée en août par le Tribunal arbitral du sport (TAS) à Lausanne. (Mercredi 12 avril 2017) Le juriste canadien Richard McLaren sur le dopage a révélé dans son rapport que la tricherie concernait plus de 1000 sportifs russes et plus de 30 sports (Vendredi 9 décembre 2016) Plus de 1000 sportifs russes et plus de 30 sports sont touchés par des pratiques de dopage, selon un rapport réalisé sous l'égide du juriste canadien Richard McLaren. (Vendredi 10 décembre 2016) Richard Budgett, le directeur médical du Comité international olympique, a affirmé s'attendre à «de nombreux nouveaux cas» de dopage, révélés par le programme de ré-analyse d'échantillons prélevés aux JO de Londres en 2012. (Mercredi 7 décembre 2016) Les bouteilles anti-dopage dernière génération fabriquées par Berlinger&Co à Ganterschwil (SG) L'Agence mondiale antidopage (AMA) pense que la Russie a trafiqué des flacons high-tech vendus par une firme de Saint-Gall. Par conséquent, Moscou a demandé l'entraide juridique de Berne. (dimanche 4 décembre 2016) La Fédération internationale (IAAF) a maintenu la suspension de la Russie de toutes compétitions, après la révélation d'un vaste système de dopage d'État. (Jeudi 1er décembre 2016) Le Parlement russe a voté une loi qualifiant de «crime» le fait de forcer un sportif à se doper. /Jeudi 3 novembre 2016) Un rapport de l'AMA pointe de «sérieux manquements logistiques» affectant les contrôles antidopage lors des Jeux olympiques de Rio. (Jeudi 27 octobre 2016) La deuxième partie du rapport d'enquête McLaren sera publiée début décembre, a indiqué l'AMA. (Mercredi 26 octobre 2016) Le CIO va aider les lanceurs d'alerte russes: Yuliya Stepanova et son mari Vitaly Stepanov. (Lundi 24 octobre 2016) Vladimir Poutine a réagi aux révélations des hackers russes à propos de l'Agence mondiale antidopage. (Vendredi 16 septembre 2016) Les athlètes paralympiques russes ne pourront pas concourir sous drapeau neutre, selon la décision du Comité international paralympique. (Jeudi 1er septembre 2016) Moscou a décidé d'organiser une compétition de deux jours pour ses sportifs paralympiques, privés de JO de Rio, en raison du vaste scandale de dopage qui a touché le pays. (Mercredi 31 août 2016) Les sportifs paralympiques russes, suspendus à cause du scandale de dopage d'Etat dans leur pays, seront bien privés des Jeux paralympiques de Rio (7-18 septembre), après le rejet de leur appel par le Tribunal arbitral du sport (TAS). (Mardi 23 août 2016) Après de re-analyses, Yuliya Chermoshanskaya (à gauche sur l'image) est convaincue de dopage aux stéroïdes aux JO de Pékon 2008 entraînant le retrait de la médaille d'or au relais 4x100m. (16 août 2016) La Russe Yuliya Stepanova, à l'origine des révélations sur le dopage dans l'athlétisme, a dit craindre pour sa vie après le piratage de son compte dans le système informatique de l'Agence mondiale antidopage (AMA). (Mardi 16 août 2016) Sebastian Coe, président de la fédération internationale d'athlétisme s'est exprimé pour la première fois depuis Rio, affirmant que «l'objectif doit être de réintégrer la Russie». (Mercredi 10 août 2016) La réintégration d'Efimova et de quatre autres nageurs russes, à quelques minutes de la cérémonie d'ouverture des JO, après leurs victoires au TAS, ne fait qu'ajouter à une impression de malaise chez beaucoup d'observateurs. (Vendredi 5 août 2016) Thomas Bach sous les feux de la critique en Allemagne après la décision d'autoriser 271 sportifs russes à prendre part aux JO de Rio. (5 août 2016) Richard McLaren lors d'une conférence de presse à Munich en janvier 2016. L'auteur du rapport sur le dopage d'Etat en Russie reproche au CIO et aux fédérations internationales d'avoir sanctionné les athlètes et pas le système. (Jeudi 4 août 2016) 31 nageurs russes participeront aux JO dont deux sportifs précédemment exclus Vladimir Morozov et Nikita Lobintsev. (Mardi 2 août 2016) Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a rejeté mardi les appels de 17 membres de l'équipe russe d'aviron contre leur exclusion des jeux Olympiques de Rio par la Fédération internationale (Fisa). (Mardi 2 août 2016) Le président de l'AMA Craig Reedie (ici), a assuré mardi 2 août que l'agence mondiale antidopage manque de moyens, mais pas de volonté face au dopage. Il répondait notamment aux accusations de laxisme de plusieurs responsables du CIO. (Image - 2 août 2016) Les nageurs Vladimir Morozov et Nikita Lobintsev (tout à droite, en 2012) pourraient finalement participer aux JO. (2 août 2016) Le président Thomas Bach a rejeté, lors d'une conférence de presse, toute responsabilité du CIO face à l'incertitude planant sur le nombre exact de sportifs russes qui prendront part aux Jeux olympiques de Rio. (Dimanche 31 juillet 2016) Vitali Stepanov, à l'origine des révélations sur le dopage en Russie, estime «que des athlètes dopés seront en compétition» à Rio. (Samedi 30 juillet 2016) L'ensemble des haltérophiles russes ont été privés des Jeux suite à une décision de la fédération internationale. (Vendredi 29 juillet 2016) Les stars de l'athlétisme russe se sont élancées devant un public composé majoritairement des familles et proches des sportifs lors du meeting improvisé «Stars of 2016» Jeudi à Moscou. Les sportifs se sont affrontés dans un stade de Moscou, jeudi, pour montrer au monde ce dont ils auraient été capables aux Jeux. (Vendredi 29 juillet 2016) La spécialiste du triple saut Yekaterina Koneva a participé à la compétition 'Stars of 2016' dans un stade de Moscou. (Vendredi 29 juillet 2016) Le sportif Sergey Shubenkov a participé à la finale du 110 m haies lors de la compétition 'Stars of 2016' à Moscou. (Vendredi 29 juillet 2016) Au cours de la compétition 'Stars of 2016', organisée à la dernière minute par la Fédération russe d'athlétisme (Araf), les sportifs furent même gratifiés d'une visite surprise du ministre des Sports Vitali Moutko. (Vendredi 29 juillet 2016) L'athlète Elena Mashinistova ne s'envolera pas pour Rio. (Vendredi 29 juillet 2016) L'Union cycliste internationale a décidé de priver des Jeux olympiques de Rio trois Russes sanctionnés pour dopage. (Jeudi 28 juillet 2016) Le Tribunal arbitral du sport, qui siège habituellement à Lausanne, s'est délocalisé à Rio pour la période des JO. Il y jugera pour la première fois en première instance les cas de dopage. (Mercredi 27 juillet 2016) Trois fois champion du monde entre 2009 et 2013, Robert Harting ( ici en 2009) accuse Thomas Bach, le président du CIO de faire «partie du système de dopage». (Mardi 26 juillet 2016) Robert Harting a également fortement critiqué la décision d'empêcher celle qui a révélé le système de dopage organisé en Russie, de s'aligner sur 800 m à Rio en raison de sa condamnation passée pour dopage. (Mardi 26 juillet 2016) En plus des 67 athlètes déjà suspendus par la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF), 13 sportifs ont été officiellement exclus, une liste devrait encore s'allonger. Parmi eux: la Russe Yulia Efimova, 24 ans, quadruple championne du monde en grand bassin, médaillée de bronze du 200 m brasse aux JO-2012. Elle a fait appel lundi de cette décision. Exclu des JO de Rio: Mikhail Dovgalyuk, Russie, 21 ans, 4x200 m nage libre. (Image - Twitter - Archives) Exclue des JO de Rio: Daria Ustinova, Russie, 17 ans, médaillée de bronze aux championnats du monde 2013. (Image d' archive) Exclue des JO de Rio: Nikita Lobintsev, Russie, 27 ans, médaillé de bronze aux JO-2012 (Image - archives, 2009) Exclu des JO de Rio: Le Russe Vladimir Morozov fait partie des sept nageurs exclus de JO par la Fédération internationale de natation. (Lundi 25 juillet 2016) Exclue des JO de Rio: Tatiana Kashirina, Russie, 25 ans, médaillée d'argent aux JO-2012 Exclu des JO de Rio: Viktor Lebedev, Russie, 28 ans, double champion du monde «Nous nous félicitons naturellement» de la décision du CIO, a déclaré le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov. (Lundi 25 juillet 2016) Le CIO a décidé de ne pas suspendre le comité national olympique russe et de laisser les fédérations internationales statuer au cas par cas. (Dimanche 24 juillet 2016) Des Russes seront bien aux Jeux de Rio. On apprenait peu après qu'en revanche, l'athlète russe Yuliya Stepanova (photo AFP ci-contre) était bien interdite de participer aux JO par le CIO. (Dimanche 24 juillet 2016) Le président du CIO Thomas Bach a reçu une lettre commune des agences nationales de lutte antidopage. Elles l'exhortent à exclure la Russie des Jeux olympiques de Rio. (Jeudi 21 juillet 2016 Yelena Isinbayeva, qui n'est pas visée par les accusations de dopage. veut saisir «une cour internationale des droits de l'Homme». Le TAS a rejeté de l'athlète russe. (Jeudi 21 juillet 2016 Pour Vitali Mutko,ministre russe des Sports, la décision du TAS, qui a rejeté l'appel des 68 athlètes russes dopés, est de nature «politique et sans fondement juridique». (Jeudi 21 juillet 2016 Le Tribunal arbitral du sport a rejeté l'appel des 68 athlètes russes dopés. Aucun d'entre eux ne pourra ainsi aller à Rio. (Jeudi 21 juillet 2016) La Russe Yelena Isinbayeva, comme 67 autres athlètes suspendus par la Fédération internationale de l'athlétisme, attendent la décision du Tribunal arbitral du sport de Lausanne. (Jeudi 21 juillet 2016) Le Comité international olympique devrait prendre une décision sur la participation de la Russie aux Jeux olympiques de Rio (5-21 août) «d'ici 7 jours». (Mercredi 20 juillet 2016) Quelques heures avant la décision du CIO d'exclure ou non la Russie des JO pour Rio, le président du Comité international olympique Thomas Bach (en photo AFP ci-contre) n'a pas mâché ses mots. (Mardi 19 juillet 2016) Le rapport McLaren a révélé onze cas de dopage d'Etat dans le football russe. Des cas dissimulés par les autorités du pays. Le ministre des Sports, Vitali Moutko, qui préside aussi la Fédération russe de football, est impliqué. (Mardi 19 juillet 2016) La commission des athlètes de l'Agence mondiale antidopage (AMA) s'est dite choquée par les conclusions du rapport McLaren sur le dopage d'Etat en Russie et souhaite que la Russie soit exclue de toutes les compétitions internationale, y compris des JO-2016 de Rio. (Lundi 18 juillet 2016) Le rapport de l'agence mondiale antidopage confirme que la Russie avait mise en place un «système de dopage d'Etat» pendant les JO 2014, à Sotchi. (Lundi 18 juillet 2016) Certains athlètes russes pourraient finalement participer aux Jeux de Rio cet été. La Fédération internationale a laissé la porte ouverte pour une poignée d'athlètes, dont la star du saut à la perche Yelena Isinbayeva (ici aux Mondiaux de Moscou le 15 août 2013), s'ils font la preuve de leur 'propreté'. (Samedi 18 juin 2016). Les athlètes pouvant faire la preuve qu'ils n'ont pas été «corrompus par le système russe» de dopage vont être autorisés à participer aux jeux Olympiques de Rio, pas sous le maillot de la Russie mais sous «couleur neutre». (Jeudi 23 juin 2016) Basée en Floride, l'athlète russe Darya Klishina, espère pouvoir participer aux JO. Le CIO a autorisé ce mardi certains athlètes russes à s'aligner. (Mardi 21 juin 2016) Le champion du monde du 110 m haies Sergey Shubenkov, devra patienter pour savoir s'il est admis à prendre part aux JO. Sebastian Coe, président de la Fédération internationale (IAAF), voit sa probité remise en question dans un documentaire diffusé par la BBC jeudi. La chaîne de télévision affirme que le Britannique a été élu l'an dernier grâce aux voix rassemblées par le fils de son prédécesseur Lamine Diack, Papa Massata Diack, sous le coup d'un mandat d'arrêt international pour son rôle dans le scandale du dopage en Russie. (Vendredi 17 juin 2016) Moscou appelle la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) à lever l'interdiction imposée aux athlètes russes. (Vendredi 17 juin 2016) L'ancien patron du laboratoire de Moscou Grigory Rodchenkov a affirmé au New York Times que des athlètes russes ont bénéficié durant les JO d'hiver de Sotchi en 2014 d'un système de dopage supervisé par Moscou. Irina Maracheva est l'une des quatre athlètes suspendues par le Comité olympique russe. La coureuse avait décroché la médaille d'argent du 800m, lors des championnats d'Europe en 2012. Dmitri Chliakhtine, le candidat soutenu par le ministre des Sports Vitali Moutko, a été élu samedi à l'unanimité président de la Fédération russe d'athlétisme (Araf). (16 janvier 2016) Interviewé par le New York Times dans son édition du 15 janvier, Travis Tygart, le chef du service américain anti-dopage souhaite voir la Russie exclue des épreuves d'athlétisme des jeux Olympiques 2016 de Rio. (Image d'archive - 16 octobre 2012) Lamine Diack a affirmé que la Russie avait apporté une contribution de 1,5 million d'euros «distribuée à des associations et des sphères d'influence» pour aider la campagne présidentielle remportée par Macky Sall (Vendredi 18 décembre 2015). Christine Arron estime qu'on lui a «volé sa carrière», en rapport avec les cas de dopage qui éclaboussent l'athlétisme, russe en particulier mais aussi américain. La sprinteuse française, qui détient toujours le record d'Europe du 100 m (10''73), se dit «choquée» par les récentes révélations sur le dopage d'Etat en Russie et est convaincue d'avoir été privée de nombreux podiums à cause des tricheries de ses rivales, selon une interview parue dans «La Montagne.» (Vendredi 18 décembre 2015) Grigori Rodtchenkov, le chef du laboratoire antidopage russe, a démissionné mardi soir. Il est soupçonné d'être au coeur du scandale de dopage généralisé. (Mercredi 11 novembre 2015) La Russie a rejeté mardi les accusations de dopage et de corruption qui l'accablent et a promis des réponses rapides pour éviter d'être bannie des JO-2016 à cause de cet énorme scandale qui menace de s'étendre à d'autres pays et d'autres sports. «Les accusations sont infondées», a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, lors d'une conférence de presse, en estimant qu'elles n'étaient pas «étayées par des preuves». (Mardi 10 novembre 2015) Maria Savinova, championne olympique du 800 m à Londres en 2012 est menacée d'une suspension à vie sur demande de l'Agence mondiale antidopage. (Lundi 09 novembre 2015) L'AMA demande la suspension à vie pour quatre autres athlètes. En photo, la médaillée de bronze de 800 m olympique en 2012, Ekaterina Poistogova, ainsi que pour Anastasiya Bazdyreva (800 m), Kristina Ugarova (1500 m) et Tatjana Myazina (800 m). L'AMA a rendu son rapport explosif sur l'athlétisme. Il juge que les JO-2012 de Londres ont été «sabotés» par la présence d'athlètes dopés. Le rapport se concentre uniquement sur la Russie et l'athlétisme, mais le «dopage organisé» concerne d'autres pays et d'autres sports, estime l'agence. (Lundi 09 novembre 2015) La Fédération internationale d'athlétisme a annoncé qu'elle lancera la procédure d'application des sanctions contre la Russie demandées par l'AMA. (Lundi 09 novembre 2015) Le CIO a déclaré faire confiance au nouveau président de l'IAAF Sebastian Coe, élu en août, pour prendre «toutes les mesures nécessaires» dans ce scandale. (Lundi 09 novembre 2015) Interpol va coordonner une enquête mondiale pilotée par la France. (Lundi 09 novembre 2015)

Une faute?

A un mois de la Coupe du monde de football, l'Agence mondiale antidopage (AMA) maintient la pression sur la Russie, exigeant toujours qu'elle reconnaisse ses fautes dans le plus grand scandale de dopage de l'histoire du sport.

L'affaire ressemble à une impasse. Sans cet aveu par les autorités russes qu'un système de dopage institutionnel a bien existé entre 2011 et 2015, touchant tous les sports et des centaines d'athlètes, l'AMA refuse de lever la suspension de l'agence russe antidopage Rusada.

Le comité exécutif de l'AMA, réuni mercredi à Montreal, est resté sur cette position, ont indiqué plusieurs de ses participants. «Il n'y a pas eu besoin de vote (...), rien n'a changé», a confirmé le directeur général de l'AMA, Olivier Niggli, à quelques journalistes après la réunion, sans livrer plus de détails. Le sujet doit être abordé jeudi lors d'un conseil de fondation de l'agence. Tout comme un autre scandale, plus récent, celui des accusations contre le président démissionnaire de la fédération internationale de biathlon (IBU), le Norvégien Anders Besseberg, d'avoir touché des pots-de-vin pour protéger les intérêts russes dans ce sport.

«Prise en sandwich»

La mise à l'index de Rusada est hautement symbolique pour la Russie, qui s'apprête à accueillir la Coupe du monde de football (14 juin-15 juillet). Pour cette compétition, la FIFA a déjà fait savoir qu'«aucun russe ne (serait) impliqué dans la mise en oeuvre du programme antidopage» et que les analyses auraient lieu hors de Russie.

Mais les conséquences sont aussi concrètes dans un autre sport : le retour à la conformité de Rusada est en effet l'un des critères pour que la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) autorise à nouveau la Russie à participer à ses compétitions, comme les championnats d'Europe, en août à Berlin.

En athlétisme, la Russie a déjà été privée des JO de Rio-2016 et des Mondiaux-2017 à Londres, l'IAAF n'acceptant qu'une sélection d'athlètes neutres triés sur le volet. La Russie, qui a fait du sport un outil majeur pour réaffirmer sa puissance, a aussi été privée de drapeau et d'hymne aux jeux Olympiques de Pyeongchang, où le CIO a imposé une sélection d'athlètes neutres.

Le problème McLaren

Depuis sa suspension en novembre 2015, Rusada a engagé des réformes et répond désormais à tous les critères exigés par l'AMA en termes de bonne gouvernance. Elle a ainsi été autorisée en juin 2017 à mener à nouveau ses programmes antidopage, sous supervision internationale.

Mais l'AMA attend toujours l'acceptation claire par Moscou des conclusions accablantes de l'enquête McLaren. Ces travaux avaient levé le voile en 2016 sur un système à grande échelle, reposant sur la falsification des résultats des contrôles au laboratoire de Moscou et sur le trucage d'échantillons d'urine aux JO de Sotchi en 2014, avec la bénédiction de rouages de l'Etat, notamment le ministère des Sports.

Mercredi, le directeur général de Rusada, Iouri Ganous, a donné un nouveau gage de bonne volonté en demandant aux autorités de son pays d'ouvrir les portes du laboratoire antidopage de Moscou à l'AMA, la seconde condition posée par l'agence pour lever les sanctions. En vain pour l'instant.

«Rusada fait preuve de bonne volonté mais se retrouve prise en sandwich entre l'AMA et le pouvoir russe», observe l'un des patrons de l'Institut des organisations antidopage (iNADO), le Canadien Doug Mac Quarrie. «Les premières victimes, ce sont les athlètes russes honnêtes. Mais pour avancer, il faut que la Russie accepte de reconnaître ses fautes», ajoute-t-il à l'AFP.

(nxp/afp)