Dopage

19 mai 2017 00:22; Act: 19.05.2017 09:17 Print

Pour l'AMA, prudente, le dossier russe avance

L'Agence mondiale antidopage pourrait lever la suspension de l'agence russe antidopage dès cet automne.

Voir le diaporama en grand »
Au nom de son pays, le président de la Fédération russe a présenté des excuses pour le vaste système de dopage découvert en 2015.« Tout cela ne se reproduira plus jamais», a -t-il déclaré. (Jeudi 3 août 2017) Moscou a suspendu six athlètes dont Lyubov Kharlamova. la vice-championne d'Europe du 3000 m steeple a raté des contrôles antidopages. (Mercredi 2 août 2017) Le président de l'Agence mondiale antidopage (AMA) Craig Reedie a estimé que les progrès réalisés par l'agence russe antidopage pouvaient permettre une levée de sa suspension cet automne. (Jeudi 18 mai 2017) Le Tribunal fédéral a confirmé le bien-fondé de l'exclusion des sportifs russes des Jeux paralympiques de Rio 2016. Il a rejeté l'appel de la Russie, qui avait déjà été déboutée en août par le Tribunal arbitral du sport (TAS) à Lausanne. (Mercredi 12 avril 2017) Le juriste canadien Richard McLaren sur le dopage a révélé dans son rapport que la tricherie concernait plus de 1000 sportifs russes et plus de 30 sports (Vendredi 9 décembre 2016) Plus de 1000 sportifs russes et plus de 30 sports sont touchés par des pratiques de dopage, selon un rapport réalisé sous l'égide du juriste canadien Richard McLaren. (Vendredi 10 décembre 2016) Richard Budgett, le directeur médical du Comité international olympique, a affirmé s'attendre à «de nombreux nouveaux cas» de dopage, révélés par le programme de ré-analyse d'échantillons prélevés aux JO de Londres en 2012. (Mercredi 7 décembre 2016) Les bouteilles anti-dopage dernière génération fabriquées par Berlinger&Co à Ganterschwil (SG) L'Agence mondiale antidopage (AMA) pense que la Russie a trafiqué des flacons high-tech vendus par une firme de Saint-Gall. Par conséquent, Moscou a demandé l'entraide juridique de Berne. (dimanche 4 décembre 2016) La Fédération internationale (IAAF) a maintenu la suspension de la Russie de toutes compétitions, après la révélation d'un vaste système de dopage d'État. (Jeudi 1er décembre 2016) Le Parlement russe a voté une loi qualifiant de «crime» le fait de forcer un sportif à se doper. /Jeudi 3 novembre 2016) Un rapport de l'AMA pointe de «sérieux manquements logistiques» affectant les contrôles antidopage lors des Jeux olympiques de Rio. (Jeudi 27 octobre 2016) La deuxième partie du rapport d'enquête McLaren sera publiée début décembre, a indiqué l'AMA. (Mercredi 26 octobre 2016) Le CIO va aider les lanceurs d'alerte russes: Yuliya Stepanova et son mari Vitaly Stepanov. (Lundi 24 octobre 2016) Vladimir Poutine a réagi aux révélations des hackers russes à propos de l'Agence mondiale antidopage. (Vendredi 16 septembre 2016) Des hackers russes ont piraté le site de l'Agence mondiale antidopage. Ils ont publié des renseignements confidentiels sur des athlètes américains présents à Rio. (13 septembre 2016) Les athlètes paralympiques russes ne pourront pas concourir sous drapeau neutre, selon la décision du Comité international paralympique. (Jeudi 1er septembre 2016) Moscou a décidé d'organiser une compétition de deux jours pour ses sportifs paralympiques, privés de JO de Rio, en raison du vaste scandale de dopage qui a touché le pays. (Mercredi 31 août 2016) Les sportifs paralympiques russes, suspendus à cause du scandale de dopage d'Etat dans leur pays, seront bien privés des Jeux paralympiques de Rio (7-18 septembre), après le rejet de leur appel par le Tribunal arbitral du sport (TAS). (Mardi 23 août 2016) Après de re-analyses, Yuliya Chermoshanskaya (à gauche sur l'image) est convaincue de dopage aux stéroïdes aux JO de Pékon 2008 entraînant le retrait de la médaille d'or au relais 4x100m. (16 août 2016) La Russe Yuliya Stepanova, à l'origine des révélations sur le dopage dans l'athlétisme, a dit craindre pour sa vie après le piratage de son compte dans le système informatique de l'Agence mondiale antidopage (AMA). (Mardi 16 août 2016) Sebastian Coe, président de la fédération internationale d'athlétisme s'est exprimé pour la première fois depuis Rio, affirmant que «l'objectif doit être de réintégrer la Russie». (Mercredi 10 août 2016) La réintégration d'Efimova et de quatre autres nageurs russes, à quelques minutes de la cérémonie d'ouverture des JO, après leurs victoires au TAS, ne fait qu'ajouter à une impression de malaise chez beaucoup d'observateurs. (Vendredi 5 août 2016) Thomas Bach sous les feux de la critique en Allemagne après la décision d'autoriser 271 sportifs russes à prendre part aux JO de Rio. (5 août 2016) Richard McLaren lors d'une conférence de presse à Munich en janvier 2016. L'auteur du rapport sur le dopage d'Etat en Russie reproche au CIO et aux fédérations internationales d'avoir sanctionné les athlètes et pas le système. (Jeudi 4 août 2016) 31 nageurs russes participeront aux JO dont deux sportifs précédemment exclus Vladimir Morozov et Nikita Lobintsev. (Mardi 2 août 2016) Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a rejeté mardi les appels de 17 membres de l'équipe russe d'aviron contre leur exclusion des jeux Olympiques de Rio par la Fédération internationale (Fisa). (Mardi 2 août 2016) Le président de l'AMA Craig Reedie (ici), a assuré mardi 2 août que l'agence mondiale antidopage manque de moyens, mais pas de volonté face au dopage. Il répondait notamment aux accusations de laxisme de plusieurs responsables du CIO. (Image - 2 août 2016) Les nageurs Vladimir Morozov et Nikita Lobintsev (tout à droite, en 2012) pourraient finalement participer aux JO. (2 août 2016) Le président Thomas Bach a rejeté, lors d'une conférence de presse, toute responsabilité du CIO face à l'incertitude planant sur le nombre exact de sportifs russes qui prendront part aux Jeux olympiques de Rio. (Dimanche 31 juillet 2016) Vitali Stepanov, à l'origine des révélations sur le dopage en Russie, estime «que des athlètes dopés seront en compétition» à Rio. (Samedi 30 juillet 2016) L'ensemble des haltérophiles russes ont été privés des Jeux suite à une décision de la fédération internationale. (Vendredi 29 juillet 2016) Les stars de l'athlétisme russe se sont élancées devant un public composé majoritairement des familles et proches des sportifs lors du meeting improvisé «Stars of 2016» Jeudi à Moscou. Les sportifs se sont affrontés dans un stade de Moscou, jeudi, pour montrer au monde ce dont ils auraient été capables aux Jeux. (Vendredi 29 juillet 2016) La spécialiste du triple saut Yekaterina Koneva a participé à la compétition 'Stars of 2016' dans un stade de Moscou. (Vendredi 29 juillet 2016) Le sportif Sergey Shubenkov a participé à la finale du 110 m haies lors de la compétition 'Stars of 2016' à Moscou. (Vendredi 29 juillet 2016) Au cours de la compétition 'Stars of 2016', organisée à la dernière minute par la Fédération russe d'athlétisme (Araf), les sportifs furent même gratifiés d'une visite surprise du ministre des Sports Vitali Moutko. (Vendredi 29 juillet 2016) L'athlète Elena Mashinistova ne s'envolera pas pour Rio. (Vendredi 29 juillet 2016) L'Union cycliste internationale a décidé de priver des Jeux olympiques de Rio trois Russes sanctionnés pour dopage. (Jeudi 28 juillet 2016) Le Tribunal arbitral du sport, qui siège habituellement à Lausanne, s'est délocalisé à Rio pour la période des JO. Il y jugera pour la première fois en première instance les cas de dopage. (Mercredi 27 juillet 2016) Trois fois champion du monde entre 2009 et 2013, Robert Harting ( ici en 2009) accuse Thomas Bach, le président du CIO de faire «partie du système de dopage». (Mardi 26 juillet 2016) Robert Harting a également fortement critiqué la décision d'empêcher celle qui a révélé le système de dopage organisé en Russie, de s'aligner sur 800 m à Rio en raison de sa condamnation passée pour dopage. (Mardi 26 juillet 2016) En plus des 67 athlètes déjà suspendus par la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF), 13 sportifs ont été officiellement exclus, une liste devrait encore s'allonger. Parmi eux: la Russe Yulia Efimova, 24 ans, quadruple championne du monde en grand bassin, médaillée de bronze du 200 m brasse aux JO-2012. Elle a fait appel lundi de cette décision. Exclu des JO de Rio: Mikhail Dovgalyuk, Russie, 21 ans, 4x200 m nage libre. (Image - Twitter - Archives) Exclue des JO de Rio: Daria Ustinova, Russie, 17 ans, médaillée de bronze aux championnats du monde 2013. (Image d' archive) Exclue des JO de Rio: Nikita Lobintsev, Russie, 27 ans, médaillé de bronze aux JO-2012 (Image - archives, 2009) Exclu des JO de Rio: Le Russe Vladimir Morozov fait partie des sept nageurs exclus de JO par la Fédération internationale de natation. (Lundi 25 juillet 2016) Exclue des JO de Rio: Tatiana Kashirina, Russie, 25 ans, médaillée d'argent aux JO-2012 Exclu des JO de Rio: Viktor Lebedev, Russie, 28 ans, double champion du monde «Nous nous félicitons naturellement» de la décision du CIO, a déclaré le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov. (Lundi 25 juillet 2016) Le CIO a décidé de ne pas suspendre le comité national olympique russe et de laisser les fédérations internationales statuer au cas par cas. (Dimanche 24 juillet 2016) Des Russes seront bien aux Jeux de Rio. On apprenait peu après qu'en revanche, l'athlète russe Yuliya Stepanova (photo AFP ci-contre) était bien interdite de participer aux JO par le CIO. (Dimanche 24 juillet 2016) Le président du CIO Thomas Bach a reçu une lettre commune des agences nationales de lutte antidopage. Elles l'exhortent à exclure la Russie des Jeux olympiques de Rio. (Jeudi 21 juillet 2016 Yelena Isinbayeva, qui n'est pas visée par les accusations de dopage. veut saisir «une cour internationale des droits de l'Homme». Le TAS a rejeté de l'athlète russe. (Jeudi 21 juillet 2016 Pour Vitali Mutko,ministre russe des Sports, la décision du TAS, qui a rejeté l'appel des 68 athlètes russes dopés, est de nature «politique et sans fondement juridique». (Jeudi 21 juillet 2016 Le Tribunal arbitral du sport a rejeté l'appel des 68 athlètes russes dopés. Aucun d'entre eux ne pourra ainsi aller à Rio. (Jeudi 21 juillet 2016) La Russe Yelena Isinbayeva, comme 67 autres athlètes suspendus par la Fédération internationale de l'athlétisme, attendent la décision du Tribunal arbitral du sport de Lausanne. (Jeudi 21 juillet 2016) Le Comité international olympique devrait prendre une décision sur la participation de la Russie aux Jeux olympiques de Rio (5-21 août) «d'ici 7 jours». (Mercredi 20 juillet 2016) Quelques heures avant la décision du CIO d'exclure ou non la Russie des JO pour Rio, le président du Comité international olympique Thomas Bach (en photo AFP ci-contre) n'a pas mâché ses mots. (Mardi 19 juillet 2016) Le rapport McLaren a révélé onze cas de dopage d'Etat dans le football russe. Des cas dissimulés par les autorités du pays. Le ministre des Sports, Vitali Moutko, qui préside aussi la Fédération russe de football, est impliqué. (Mardi 19 juillet 2016) La commission des athlètes de l'Agence mondiale antidopage (AMA) s'est dite choquée par les conclusions du rapport McLaren sur le dopage d'Etat en Russie et souhaite que la Russie soit exclue de toutes les compétitions internationale, y compris des JO-2016 de Rio. (Lundi 18 juillet 2016) Le rapport de l'agence mondiale antidopage confirme que la Russie avait mise en place un «système de dopage d'Etat» pendant les JO 2014, à Sotchi. (Lundi 18 juillet 2016) Certains athlètes russes pourraient finalement participer aux Jeux de Rio cet été. La Fédération internationale a laissé la porte ouverte pour une poignée d'athlètes, dont la star du saut à la perche Yelena Isinbayeva (ici aux Mondiaux de Moscou le 15 août 2013), s'ils font la preuve de leur 'propreté'. (Samedi 18 juin 2016). Les athlètes pouvant faire la preuve qu'ils n'ont pas été «corrompus par le système russe» de dopage vont être autorisés à participer aux jeux Olympiques de Rio, pas sous le maillot de la Russie mais sous «couleur neutre». (Jeudi 23 juin 2016) Basée en Floride, l'athlète russe Darya Klishina, espère pouvoir participer aux JO. Le CIO a autorisé ce mardi certains athlètes russes à s'aligner. (Mardi 21 juin 2016) Le champion du monde du 110 m haies Sergey Shubenkov, devra patienter pour savoir s'il est admis à prendre part aux JO. Sebastian Coe, président de la Fédération internationale (IAAF), voit sa probité remise en question dans un documentaire diffusé par la BBC jeudi. La chaîne de télévision affirme que le Britannique a été élu l'an dernier grâce aux voix rassemblées par le fils de son prédécesseur Lamine Diack, Papa Massata Diack, sous le coup d'un mandat d'arrêt international pour son rôle dans le scandale du dopage en Russie. (Vendredi 17 juin 2016) Moscou appelle la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) à lever l'interdiction imposée aux athlètes russes. (Vendredi 17 juin 2016) L'ancien patron du laboratoire de Moscou Grigory Rodchenkov a affirmé au New York Times que des athlètes russes ont bénéficié durant les JO d'hiver de Sotchi en 2014 d'un système de dopage supervisé par Moscou. Irina Maracheva est l'une des quatre athlètes suspendues par le Comité olympique russe. La coureuse avait décroché la médaille d'argent du 800m, lors des championnats d'Europe en 2012. Dmitri Chliakhtine, le candidat soutenu par le ministre des Sports Vitali Moutko, a été élu samedi à l'unanimité président de la Fédération russe d'athlétisme (Araf). (16 janvier 2016) Interviewé par le New York Times dans son édition du 15 janvier, Travis Tygart, le chef du service américain anti-dopage souhaite voir la Russie exclue des épreuves d'athlétisme des jeux Olympiques 2016 de Rio. (Image d'archive - 16 octobre 2012) Lamine Diack a affirmé que la Russie avait apporté une contribution de 1,5 million d'euros «distribuée à des associations et des sphères d'influence» pour aider la campagne présidentielle remportée par Macky Sall (Vendredi 18 décembre 2015). Christine Arron estime qu'on lui a «volé sa carrière», en rapport avec les cas de dopage qui éclaboussent l'athlétisme, russe en particulier mais aussi américain. La sprinteuse française, qui détient toujours le record d'Europe du 100 m (10''73), se dit «choquée» par les récentes révélations sur le dopage d'Etat en Russie et est convaincue d'avoir été privée de nombreux podiums à cause des tricheries de ses rivales, selon une interview parue dans «La Montagne.» (Vendredi 18 décembre 2015) Grigori Rodtchenkov, le chef du laboratoire antidopage russe, a démissionné mardi soir. Il est soupçonné d'être au coeur du scandale de dopage généralisé. (Mercredi 11 novembre 2015) La Russie a rejeté mardi les accusations de dopage et de corruption qui l'accablent et a promis des réponses rapides pour éviter d'être bannie des JO-2016 à cause de cet énorme scandale qui menace de s'étendre à d'autres pays et d'autres sports. «Les accusations sont infondées», a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, lors d'une conférence de presse, en estimant qu'elles n'étaient pas «étayées par des preuves». (Mardi 10 novembre 2015) Maria Savinova, championne olympique du 800 m à Londres en 2012 est menacée d'une suspension à vie sur demande de l'Agence mondiale antidopage. (Lundi 09 novembre 2015) L'AMA demande la suspension à vie pour quatre autres athlètes. En photo, la médaillée de bronze de 800 m olympique en 2012, Ekaterina Poistogova, ainsi que pour Anastasiya Bazdyreva (800 m), Kristina Ugarova (1500 m) et Tatjana Myazina (800 m). L'AMA a rendu son rapport explosif sur l'athlétisme. Il juge que les JO-2012 de Londres ont été «sabotés» par la présence d'athlètes dopés. Le rapport se concentre uniquement sur la Russie et l'athlétisme, mais le «dopage organisé» concerne d'autres pays et d'autres sports, estime l'agence. (Lundi 09 novembre 2015) La Fédération internationale d'athlétisme a annoncé qu'elle lancera la procédure d'application des sanctions contre la Russie demandées par l'AMA. (Lundi 09 novembre 2015) Le CIO a déclaré faire confiance au nouveau président de l'IAAF Sebastian Coe, élu en août, pour prendre «toutes les mesures nécessaires» dans ce scandale. (Lundi 09 novembre 2015) Interpol va coordonner une enquête mondiale pilotée par la France. (Lundi 09 novembre 2015)

Sur ce sujet
Une faute?

L'agence russe antidopage (Rusada) est en bonne voie de pouvoir reprendre, de façon indépendante, ses activités de contrôles antidopage, en attendant une éventuelle restauration de sa conformité à l'automne prochain, a indiqué jeudi l'Agence mondiale antidopage (AMA) à Montréal.

L'AMA a eu un exposé des progrès réalisés par la Rusada, suspendue depuis 2015 à la suite d'un rapport mettant en évidence ses manquements destinés à protéger des athlètes russes dopés, pour mettre en place un programme de contrôles antidopage en conformité avec les règles internationales.

«Il y a eu un énorme travail de fait» et l'AMA «va décider, à partir des conditions posées, si la Rusada est en mesure de reprendre son programme de tests», a expliqué le président de l'AMA Craig Reedie à l'issue du Conseil de fondation.

Reprise des contrôles en juin

La Rusada pourrait amorcer la reprise de ses contrôles «si tout va bien début juin», a annoncé Craig Reedie, sous réserve de recevoir la feuille de route établie par la Russie pour être en conformité avec le code mondial antidopage.

Sans entrer dans le détail des conditions remplies par la Rusada, l'AMA a rappelé la nécessité d'avoir un organisme totalement indépendant de l'Etat russe et des responsables au-dessus de tout soupçon.

Une de ces conditions est le départ, attendu d'ici la fin du mois de mai, de l'icône de l'athlétisme russe Yelena Isinbayeva, nommée en décembre dernier à la surprise générale par le Comité olympique russe à la tête de la Rusada.

Nouvelle agence indépendante

L'AMA a également donné sa bénédiction à la création d'une Autorité des tests antidopages (ITA) avec la mission de restaurer la confiance des athlètes et de renforcer la crédibilité de la lutte contre le dopage.

Réclamée par le Comité international olympique (CIO), cette agence de contrôles antidopage, indépendante des fédérations internationales, va être créée sous la supervision de l'AMA avec l'objectif d'être opérationnelle dans neuf mois pour les JO-2018 de PyeongChang (Corée du Sud).

Les fédérations sportives pourront rejoindre l'ITA sur une base volontaire, comme les organisations nationales antidopage (ONAD), car «il est impossible juridiquement de les obliger à adhérer», a expliqué Valérie Fourneyron, l'ancienne ministre française des Sports qui a présidé le groupe de travail sur la création de l'ITA. La nouvelle agence, «une pièce du puzzle» de la lutte contre le dopage, «ne peut être la seule solution à tous les problèmes», a prévenu Valérie Fourneyron.

Avec le statut de fondation de droit suisse, cette autorité indépendante aura un conseil d'administration de cinq membres, dont le président devra être «une personnalité indépendante». Le CIO, les fédérations sportives et les athlètes auront chacun un administrateur, et un expert des questions de dopage viendra compléter ce conseil.

Première lueur d'espoir

«C'est pour les sportifs propres la première lueur d'espoir après des mois à réclamer des réformes», s'est félicité Travis Tygart, le directeur général de l'Agence américaine antidopage (Usada).

Par ailleurs, comme elle le fait pour les sportifs convaincus de dopage, l'AMA pourrait à l'avenir prononcer des suspensions pour les responsables de fédérations ou d'organismes qui contreviennent au code antidopage, ou infliger des sanctions financières à ces organisations.

Si environ la moitié des 34 laboratoires agréés par l'AMA sont basés en Europe, il n'apparaît pas nécessaire d'en ajouter dans l'immédiat. Sur le long terme, a estimé Olivier Rabin, directeur scientifique de l'AMA, les laboratoires candidats à l'agrément devront justifier d'une totale indépendance et de leur viabilité économique.

Les athlètes inquiets

Le déséquilibre géographique de ces laboratoires inquiète la commission des athlètes du CIO. «Sans aucun laboratoire sur le continent africain, comment garantir des contrôles de façon équitable» entre les sportifs, s'est interrogé Tony Estanguet, membre du comité des athlètes de l'AMA.

La prochaine ré-accréditation du laboratoire sud-africain de Bloemfontein et une probable réinstallation d'un laboratoire au Kenya, selon l'AMA, faciliteront les contrôles des sportifs africains.

Enfin, le conseil de fondation de l'AMA a décidé de confier à Katowice (sud de la Pologne) l'organisation en 2019 de la cinquième édition de la conférence mondiale sur le dopage dans le sport, qui marquera les 20 ans de sa création.

(nxp/afp)

L'espace commentaires a été désactivé
L'espace commentaires des articles de plus de 72 heures est automatiquement désactivé en raison du très grand nombre de messages que nous devons valider sur des sujets plus récents. Merci de votre compréhension.

Les commentaires les plus populaires

  • Jérôme Bolomey le 19.05.2017 13:54 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Justice

    Et dans le dossier américain ou jamaïcains ou anglais ou espagnol ou kenyan ou éthiopien....etc: elle en est où l'AMA ?

Les derniers commentaires

  • Jérôme Bolomey le 19.05.2017 13:54 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Justice

    Et dans le dossier américain ou jamaïcains ou anglais ou espagnol ou kenyan ou éthiopien....etc: elle en est où l'AMA ?