Basketball

13 juillet 2011 21:51; Act: 13.07.2011 21:58 Print

Sefolosha: «Je me verrais signer en Espagne»

par Grégory Beaud/Blonay - Depuis le 1er juillet, le conflit entre les propriétaires des clubs de NBA et les joueurs s’est durci. La saison 2011-2012 pourrait être annulée. Le Vaudois du Thunder vit dans l’incertitude

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Thabo Sefolosha (photo: Keystone)

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La convention collective liant joueurs et dirigeants était échue à la fin du mois de juin. Actuellement, les deux parties sont en bagarre ouverte à propos d’une éventuelle renégociation des contrats. Jusqu’à nouvel avis, les basketteurs sont sans travail et la situation pourrait durer.

Thabo Sefolosha, vous et tous les joueurs de NBA subissez le lock-out des dirigeants. Comment le vivez-vous?

« Très bien. En ce qui me concerne, cela ne change finalement pas grand-chose étant donné que je suis en Suisse, loin de tout cela.»

De manière concrète, quelles sont les implications, pour vous, d’une telle mesure?

«J’ai l’interdiction de prendre contact avec quiconque travaille pour l’organisation du Thunder d’Oklahoma City. Pas même une secrétaire ou un masseur. Des coachs sont venus me trouver en tout début d’été avant que la grève ne soit effective, car ensuite ce n’était plus possible. Certains joueurs blessés aiment être suivis par les médecins du club et ne le peuvent plus. C’est peut-être là le point le plus gênant.»

Certains joueurs ont déjà donné leur accord à des équipes européennes. Vous concernant, un bruit fait état de l'intérêt de Chalon-sur-Saône. Qu’en est-il?

«Nous avons parlé, mais ils voulaient avant tout savoir quel montant était nécessaire pour m’assurer (n.d.l.r.: cela se chiffre en millions de francs). Je ne pense pas que la France soit une destination idéale, surtout dans cette optique-là. Comme j’ai déjà joué en Italie, je me verrais bien signer en Espagne.»

Peut-on dire qu’un accord est proche?

«Non, non, non. Aujourd’hui, j’y réfléchis, mais rien de plus. J’ai toujours espoir que le ­conflit en NBA se résoudra. Il est possible qu’une petite partie de la saison soit annulée.»