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La Coupe suisse existe depuis 1925. A ce jour, 16 clubs différents l'ont gagnée. L'an dernier, le FC Bâle a remporté le trophée. Qui va la gagner cette fois-ci? Toutes les infos dans notre rubrique spéciale Coupe suisse.

Finale de la Coupe de Suisse

29 mai 2011 20:30; Act: 29.05.2011 20:34 Print

Le conte de fées de CrettenandLe conte de fées de Crettenand

«Je reviens de nulle part !» Invité surprise de cette finale de Coupe de Suisse, Didier Crettenand a vécu un véritable conte de fées dimanche à Bâle.

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Invité surprise de cette finale de Coupe de Suisse, Didier Crettenand a vécu un véritable conte de fées dimanche à Bâle. (photo: Keystone)

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Déjà titré en 2006 et 2009, le Valaisan a gagné le droit de discuter d'un nouveau contrat avec ses dirigeants. Sans club depuis le début de la saison et revenu à Sion, chez les M21 (1L), début 2011 seulement, Crettenand n'a fait son retour dans le groupe que la semaine passée.

Mercredi, il a disputé contre Xamax son premier match depuis avril 2010. «Tout va tellement vite dans le football, dans un sens comme dans l'autre, explique-t-il. Cela a été une année galère durant laquelle je me suis posé beaucoup de questions.»

Personne n'attendait vraiment le demi bovernion au Parc St-Jacques. Lui le premier. «C'était une surprise. Je l'ai appris vendredi. Le président m'a parlé, puis l'entraîneur. Il m'a annoncé que je jouerai à gauche, un poste que j'affectionne, même si je préfère l'axe.» Et il n'a pas déçu, offrant le 2-0 à Vanczak en déposant un corner sur la tête du Hongrois.

De quoi lui permettre, à 25 ans, d'envisager de relancer une carrière qui semblait être au point mort. «Je vais d'abord fêter cette victoire dans le car puis sur la Planta. Je dois voir le président et M. Massimo (ndlr: le directeur général du club) dans la semaine.»

Crettenand n'a pas été le seul à tout donner sur le terrain. Serey, comme à son habitude, a fait preuve d'une grande abnégation au milieu de terrain. «J'ai pourtant été malade toute la nuit. Franchement, je ne suis pas content de ma prestation. Je n'ai pas réussi à faire ce que je voulais, parce que j'avais du mal à respirer.»

La générosité de l'Ivoirien a quand même donné des idées à celui qu'il considère comme son fils, Giovanni Sio, auteur du 1-0. «J'ai mon secret pour le motiver, rigole Serey. Il m'écoute beaucoup. Je lui ai juste dit avant la rencontre que c'était son match, qu'il devait tout casser et qu'il nous ferait gagner la Coupe.» Récupérateur omniprésent et oracle omniscient, Serey Die a, malgré ce qu'il en pense, vraiment réussi sa finale.

(ats)