Cyclisme

13 mars 2017 14:08; Act: 13.03.2017 14:11 Print

Chris Froome vole au secours de son manager

Le manager Dave Brailsford ne démissionnera pas, malgré les soupçons de dopage entourant l'équipe Sky.

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Chris Froome et Dave Brailsford fêtent la victoire lors du Tour de France 2016. (Photo: Keystone)

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Chris Froome a apporté lundi son soutien au manager de l'équipe Sky Dave Brailsford, inquiété au Royaume-Uni par plusieurs enquêtes sur le dopage, le triple vainqueur britannique du Tour de France reconnaissant toutefois que «des erreurs avaient été commises».

«Il (Brailsford) a créé l'une des meilleures équipes du monde. Sans Dave B. , pas d'équipe Sky», estime Froome dans un court communiqué, suivant ainsi, quoi que plus tardivement, l'exemple de plusieurs coureurs de la Sky ayant publiquement affiché leur soutien à Brailsford.

«Il m'a soutenu lors des sept dernières années de ma carrière et je ne pourrais être plus reconnaissant pour les opportunités et l'expérience que j'ai eues», continue le cycliste britannique, avant de reconnaître certains problèmes au sein de l'équipe.

«De son propre aveu, des erreurs ont été commises. Mais des protocoles ont été mis en place pour s'assurer que ces erreurs ne soient pas reproduites. Je sais qu'il faudra du temps pour que la confiance soit restaurée, mais je vais faire tout mon possible pour que cela arrive, comme tous les membres de l'équipe Sky», conclut le vainqueur des Tours de France 2013, 2015 et 2016.

Brailsford a confirmé vendredi qu'il n'avait pas l'intention de démissionner, malgré les polémiques touchant son équipe, notamment sur le dopage. Le manager, à l'origine de l'exceptionnelle réussite de la piste britannique puis de Sky (avec notamment Bradley Wiggins et Chris Froome), est mis en cause dans plusieurs enquêtes ou rapport au Royaume-Uni mais se défend de toute infraction à la législation antidopage.

Énorme déception

L'équipe Sky et la Fédération britannique (British Cycling) font actuellement l'objet de deux enquêtes. L'une est menée par l'agence antidopage britannique (UKAD) sur le dossier concernant le premier coureur du pays vainqueur du Tour de France en 2012, Bradley Wiggins. L'autre par l'organisme de financement UK Sport.

Et une commission d'information de la Chambre des Communes s'intéresse à des allégations d'intimidation au sein de British Cycling et aux autorisations à usage thérapeutique (AUT) de produits en principe interdits, dont a bénéficié Wiggins en 2011, 2012 et 2013. Le style de management de Brailsford, «caractérisé par la peur et l'intimidation», est également dénoncé dans un rapport indépendant très critique sur la fédération britannique.

«La façon dont a été récemment dépeinte dans les médias l'équipe Sky me déçoit énormément. Cela ne reflète absolument pas le soutien des membres de l'équipe et des coureurs que je constate autour de moi», a défendu Froome, faisant notamment référence à des révélations du site spécialisé Cycling News selon lesquelles des coureurs de la Sky appelaient Brailsford à la démission.

«En même temps, je comprends complètement que les gens aient pu être déçus par la façon dont a été gérée la situation. Nous devons nous améliorer», a écrit Froome, qui a présenté ses «excuses» et celles des autres coureurs de l'équipe. Le Britannique a assuré que la Sky était «passionnément impliquée dans l'idée de gagner proprement».

(nxp/afp)