Une info à nous transmettre? Une histoire à nous raconter? Ecrivez-nous à
web@20minutes.ch 
Affaire Ciprelli
10 février 2012 12:29; Act: 10.02.2012 13:03 Print
Le mari de Jeannie Longo mis en examen
Après avoir reconnu jeudi avoir acheté de l'EPO, Patrice Ciprelli a été mis en examen vendredi matin. Il a été libéré sous contrôle judiciaire.
Patrice Ciprelli (droite)a reconnu avoir acheté de l'EPO pour son usage personnel, sans en avertir Jeannie Longo (droite) (photo: Keystone/AP/David Vincent)
Le mari et entraîneur de la championne cycliste française Jeannie Longo, Patrice Ciprelli, qui a reconnu avoir acheté de l'EPO, officiellement pour son usage personnel, a été mis en examen vendredi, a annoncé à l'AFP son avocat Me Pierre Albert. «En garde à vue depuis mercredi matin, M. Ciprelli a été libéré sous contrôle judiciaire», a-t-il ajouté. Patrice Ciprelli est suspendu de ses fonctions d'entraîneur professionnel et devra demander l'autorisation avant de quitter la France.
M. Ciprelli a été mis en examen pour infraction au code des douanes, car l'EPO achetée venait de Turquie, ainsi que pour infraction au code de la santé, selon son avocat.
1500 euros d'EPO
«En trois ans, il a acheté pour 1500 euros d'EPO. Ce n'est pas comme ça qu'on dope un pur sang ou un sportif de haut niveau», a souligné Me Albert à sa sortie du palais de justice de Grenoble (Alpes françaises). M. Ciprelli a été présenté vendredi matin à un juge d'instruction en vue de sa mise en examen.
«Jeannie Longo ne peut pas être suspectée», a poursuivi Me Albert. «Dans leur vie privée à cette période-là, je ne crois pas qu'ils vivaient ensemble», a-t-il ajouté.
Par ailleurs, l'EPO achetée par M. Ciprelli était de l'EPO «de première génération», selon lui. «C'est la 2 CV du dopage: si vous en prenez, vous êtes immédiatement détecté», a-t-il dit.
Usage personnel
Patrice Ciprelli, qui niait les faits en bloc depuis son placement en garde à vue, a reconnu jeudi après-midi posséder de l'EPO «pour son usage personnel car il a fait l'objet d'accidents de vélo répétés ces dernières années» et que l'EPO est «un reconstituant musculaire», avait indiqué son avocat jeudi soir.
Le parquet de Grenoble avait ouvert une enquête visant M. Ciprelli le 14 septembre, au lendemain de la publication d'un article du journal sportif français L'Equipe faisant état d'achats par l'entraîneur de Mme Longo d'EPO chinoise en avril 2007.
(afp)


























