Football – Champions League

13 septembre 2017 09:58; Act: 13.09.2017 09:59 Print

La campagne bâloise s'annonce douloureuse

Largement battu mardi par Manchester United à Old Trafford pour son entrée dans la Champions League 2017-2018, le FCB a mesuré l'écart qui le sépare des grands.

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Bien que volontaires et appliqués, les Bâlois ont été dépassés par le niveau de leur adversaire. (Photo: AFP/oli Scarff)

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Le FC Bâle a eu de la peine à exister dans le Théâtre des rêves de Manchester United, sous les yeux de son ancien prodige Granit Xhaka présent dans les tribunes. Il s'est incliné 3-0 pour son entrée en lice dans la Champions League, face à des Red Devils pourtant pas vraiment inspirés.

Les difficultés mancuniennes à opérer le bon choix dans les trente derniers mètres ont entretenu une forme d'illusion: celle que les nuits magiques du passé avaient encore un avenir. Mais il ne s'agissait là que d'une illusion.

Parce qu'il manque un peu de tout dans les rangs bâlois. La volonté et l'application studieuse d'un plan de match ne peuvent suffire à ces hauteurs. Comment alors espérer tenir tête à un ManU emmené par le métronome Henrikh Mkhitaryan, les colosses Nemanja Matic ou Romelu Lukaku, les virevoltants Juan Mata ou Ashley Young?

Trop légers sur le plan international

En tout cas pas avec Eder Balanta et ce Marek Suchy en défense. Ni avec un Taulant Xhaka trop limité quand les exigences s'élèvent. Encore moins avec les poids légers Renato Steffen, Luca Zuffi ou Ricky van Wolfswinkel, autant de garçons serviables mais inopérants au niveau international.

La prestation de Manchester United n'a pourtant pas été des plus abouties. L'équipe de José Mourinho, sérieuse et soucieuse de ne pas pécher par suffisance, a fait le job. Rien de plus. Un soupçon d'idées en plus dans l'avant-dernier geste aurait donné plus d'allure à sa copie.

La qualité globale des Mancuniens a toutefois fait la différence, sans forcer. Tomas Vaclik, sauvé par son poteau à la 22e après une frappe de Mkhitaryan, s'est avoué vaincu une première fois à la 35e, sur une tête du grand Marouane Fellaini, entré juste après le quart d'heure de jeu pour un Paul Pogba touché à l'arrière de la cuisse.

Elyounoussi au-dessus des autres

Une ouverture du score venue d'un centre de Young, côté droit. Un but comme l'annonce du coup de grâce, à la 53e, alors que le FCB avait trouvé un peu plus de consistance. Un centre, toujours, mais côté gauche et ciselé par Daley Blind. Une tête, toujours, mais de Lukaku, pour un 2-0 létal. Marcus Rashford a clos le chapitre à la 84e.

N'y a-t-il donc rien à garder de la performance bâloise? Oui, l'activité de Mohamed Elyounoussi, indubitablement le meilleur rhénan sur le terrain. Le Norvégien a d'ailleurs forcé David De Gea à se mettre deux fois en action (38e et 64e). Un De Gea sans doute soulagé d'avoir vu Zuffi, en bonne position, ne pas cadrer sa puissante reprise. C'était à la 33e, deux minutes avant la réalisation de Fellaini...

Seferovic encore buteur

En définitive, la soirée n'aurait pas pu être pire pour Bâle puisque, dans le même temps, le Benfica Lisbonne, l'autre gros morceau de ce groupe A, s'est incliné 2-1 chez lui face au CSKA Moscou, et ce malgré le premier but en Champions League de la carrière de Haris Seferovic (8e but en neuf parties cette saison toutes compétitions confondues et équipe nationale incluse!). L'avant-centre de l'équipe de Suisse avait tiré sur le poteau auparavant.
Les Russes, tombeurs de Young Boys en barrage, sont revenus grâce à un penalty transformé par Vitinho (63e) et ont pris l'avantage par Zhamaletdinov (74e).

Si les Bâlois avaient le droit de rêver en début de campagne, c'était à la troisième place du groupe qu'ils devaient arracher, a priori, aux Moscovites. Avec un passif de trois points, la mission est déjà plus que compromise. A moins, peut-être, d'un exploit le 27 septembre à Saint-Jacques contre le Benfica. A la lecture du scénario de ce premier acte, Bâle semble n'avoir déjà plus rien à perdre. Alors...

(ats)