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Tour de France
22 juillet 2010 21:29; Act: 23.07.2010 09:01 Print
Schleck: «Je ne pouvais pas le lâcher!»
Vainqueur jeudi, Andy Schleck a déclaré avoir «tout donné» pour distancer Alberto Contador dans l'ascension du Tourmalet, le final de la 17e étape du Tour de France. Interview.
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Etape en direct: Schleck s'impose au Tourmalet
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Vous avez dit à plusieurs reprises que celui qui serait en jaune après le Tourmalet gagnerait le Tour. Le pensez-vous toujours ?
Andy Schleck: «J'ai changé d'avis en franchissant la ligne. Il reste un &chrono&, je vais donner le maximum. Mon père m'a toujours dit &Quand on se donne à fond dans un contre-la-montre, on doit tomber de vélo après la ligne d'arrivée&. C'est ce que je vais faire. On disait avant le départ qu'Alberto était le meilleur grimpeur du monde. Sur ce Tour, j'ai montré que j'étais à son niveau. Je vais me battre jusqu'au bout pour aller chercher ce maillot jaune.»
On vous a vu accélérer de nombreuses fois dans le Tourmalet...
«J'ai accéléré beaucoup, par petites accélérations, je savais que c'était le seul moyen pour lâcher Alberto. Mais il était trop fort, je ne pouvais pas le lâcher. A la fin, il a même attaqué pour me dire: &Arrête avec tes petits jeux&. J'ai repris sa roue puis j'ai forcé encore. Je ne pouvais pas le lâcher aujourd'hui (jeudi) ! Mais je suis super content d'avoir gagné l'étape.»
Quand Contador a attaqué à 3,5 kilomètres de l'arrivée et que vous l'avez rejoint, pourquoi avez-vous ce regard noir vers lui?
«Tout le monde me parle de mon regard mais quand je parle à quelqu'un, je regarde dans les yeux. On m'a posé plein de questions sur ça après l'arrivée, vous avez vu ce que vous vouliez voir. Je le regardais, j'ai vu qu'il souffrait aussi. Ca m'a donné confiance pour prendre le relais, il ne faut pas y voir autre chose.»
On vous a vu échanger quelques mots...
«Je voulais qu'il prenne le relais, avec bien sûr l'idée de l'attaquer. Il est malin, il est resté derrière moi, il n'avait qu'à me suivre. C'est le jeu. Je n'ai pas toujours tout donné dans les autres étapes, je suis parfois resté derrière lui... Aujourd'hui, je me suis dit 'Je vais tout donner'.»
Vous avez deux ans de moins que Contador. Comment voyez-vous votre avenir dans le cyclisme?
«J'espère que j'ai un grand avenir dans le cyclisme. Le Tour, j'espère le gagner, et je vais le gagner. Peut-être l'année prochaine ou l'année d'après. Et pourquoi pas encore cette année ? Il n'y a que 8 secondes qui nous séparent au classement. Je ne suis pas le même coureur que Contador, je ne me compare pas à lui, on est différent.»
(afp)


























