Football - Coupe du monde

09 novembre 2017 14:53; Act: 09.11.2017 14:58 Print

Aux leaders de s'affirmer

par Robin Carrel, Belfast - Si l'équipe de Suisse veut passer l'écueil nord-irlandais et aller jouer la Coupe du monde en Russie, ses stars devront absolument briller.

storybild

Les Nord-Irlandais n'ont pas des joueurs de talent tels Shaqiri et Xhaka. (Photo: Keystone/Jean-christophe Bott)

Sur ce sujet
Une faute?

«C'est lors des grands matches que l'on voit les grands joueurs», dit un des nombreux adages qui entourent le football. Et bien pour la Nati, ce barrage de qualification pour le Mondial 2018 fait clairement partie de cette catégorie. Non pas que l'adversaire soit un des plus prestigieux de la planète ballon rond, mais simplement par l'enjeu que véhicule cette double confrontation.

Il ne faut pas se le cacher, en terme de talent pur, la Suisse est un cran au-dessus de l'Irlande du Nord. Mais pour que cela se voit sur le terrain, il faudra que les leaders de la troupe de Vladimir Petkovic soient au rendez-vous. Le coach national, d'ailleurs, est convaincu que les siens sauront répondre présents. «Il n'y a pas de raison d'être nerveux, a-t-il dit lors de la conférence de presse d'avant-match. Nous sommes complètement concentrés sur nos qualités.

«Ca va être chaud»

Parmi les Suisses attendus au contour de ce barrage, il y a Xherdan Shaqiri. Un des rares acteurs qui seront sur le pré du Windsor Park jeudi soir (20h45) pouvant faire basculer une rencontre sur un geste. «Ca va être un match chaud et pas simple du tout, a-t-il posé. On sait tous comment sont les fans ici, on l'a vu aussi lors du dernier Euro. C'était inoubliable et magnifique. Mais on doit faire confiance à nos qualités. Le score ne dépendra pas que de moi. Je sais que je suis un joueur qui peut aider à faire gagner un match, mais j'ai besoin de l'équipe comme elle a besoin de moi.»

L'ailier de Stoke City et Granit Xhaka, par exemple, sont deux joueurs de très haut niveau dans un registre que les Nord-Irlandais n'ont pas à disposition. C'est donc d'eux que peut, que doit venir l'étincelle qui fera que la Nati justifiera son statut de favori. Mais Shaqiri ne veut pas trop (se) mettre de pression: «Il peut se passer plein de choses en l'espace de quatre jours et 180 minutes de jeu. Il faut d'abord faire unbon résultat ici et essayer de gagner. Deux très gros matches, où on devra montrer du caractère, nous attendent.»

La Suisse l'a montré dans son groupe de qualification, elle sait poser le jeu et attendre son heure face à des adversaires supposément inférieur. «On aurait préféré se qualifier directement avec nos 27 points, regrette encore le joueur formé à Bâle. C'est décevant, mais c'est la règle. On sait ce qu'on a à faire, désormais.»