Football - Challenge League

05 janvier 2016 21:31; Act: 05.01.2016 22:26 Print

Claude Gross: «Ce groupe a de grandes capacités»

par Tim Guillemin - L'entraîneur du Mont était satisfait de retrouver tous ses joueurs mardi, à l'heure de la reprise de l'entraînement. Les Vaudois jouent la carte de la stabilité, convaincus de leurs qualités.

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L'entraineur du FC Le Mont s'attend à une année chargée sur le plan personnel. (Photo: Keystone/Jean-christophe Bott)

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Le FC Le Mont a repris l'entraînement ce mardi, sur le terrain synthétique de Chavannes-près-Renens. Les Montains y passeront tout le mois de janvier, ayant choisi le sud de la ville pour se préparer. Seule nouvelle tête lors de ce jour de reprise, le défenseur Loïc Ombala, actuellement à Team Vaud M21, mais qui ne s'est pas encore officiellement engagé avec les Montains. Alors qu'un camp d'entraînement est encore à l'étude, mais n'est de loin pas une priorité, Claude Gross, l'entraîneur du 5e de Challenge League, a accepté de faire le point de la situation.

Coach, un jour de reprise sans nouveau joueur au Mont, voilà qui est inhabituel!

Oui, on peut le dire comme cela, je suis d'accord. Le groupe est construit, il me convient bien. On ne devrait pas énormément bouger lors de ce mercato hivernal.

Contrairement à l'année précédente. Contrairement à tous les mercatos, en fait!

L'hiver dernier, ce sont cinq joueurs qui nous ont rejoint, c'est vrai. Et cet été, on a aussi dû reconstruire l'équipe, au moins partiellement, tout en procédant à des ajustements en cours de route.

Cette stabilité, un élément nouveau, est-elle le signe que Le Mont commence à devenir un vrai club de Challenge League, bien à ce niveau?

Je pense que oui. On peut travailler un peu plus dans la continuité, même si dans l'idéal, on aimerait engager les joueurs pour une durée supérieure à un an, ce qui n'est pas encore le cas.

Mais vous pouvez travailler de manière plus sereine, désormais. Vous connaissez mieux les joueurs, eux vous connaissent aussi...

Oui, c'est appréciable.

Combien de renforts sont à attendre cet hiver? Vous avez encore trois licences à diposition...

Si on prend quelqu'un, ce sera en défense. On est un peu court dans ce secteur, évidemment pas en qualité, mais en quantité. Ferid Matri ne peut pas encore recommencer tout de suite, donc un défenseur central pourrait être une option. Mais on peut tout aussi bien ne prendre personne, si on n'a aucun départ.

Rien à signaler de ce côté-là?

Pas à ma connaissance pour l'instant.

Avec votre 5e place à la trêve, vous vous prenez à croire à une possible troisième place? C'est le discours que vous tenez à vos joueurs?

La priorité des priorités, c'est le maintien. Je ne suis pas fou, on ne passe pas de la lutte contre la relégation à celle pour la promotion en douze mois. On veut se maintenir, déjà. Après, ce groupe a des qualités, de grandes capacités, et l'a prouvé en frôlant le podium à la trêve, donc j'ai envie de me dire que tout est possible.

A une minute près, et ce penalty de la 94e pour Bienne (1-1), vous passiez l'hiver à la 3e place. Vous l'avez revu tous les jours dans votre tête pendant les vacances, ce penalty?

Non, pas tous les jours, quand même. Mais j'y ai pensé de temps en temps, bien sûr. C'est clair qu'il fait mal, mais en même temps, c'est le foot. On a égalisé à la dernière minute à Winterthour, aussi, je ne l'oublie pas. Il n'y a pas d'injustice là-derrière, mais on n'a qu'une envie, c'est que le premier match de championnat arrive, pour effacer définitivement ce mauvais souvenir.

Matt Moussilou est là à l'entraînement aujourd'hui. Il est opérationnel?

Non, il ne peut pas encore débuter un match. Il se remet de sa blessure et on va l'amener à niveau, sans précipiter les choses. Aujourd'hui, il n'est pas prêt, mais il le sera en cours de premier tour, à un moment où, on l'espère, on aura besoin de lui. On a assez de monde devant pour qu'il prenne son temps et revienne bien.

Où en êtes-vous de votre diplôme UEFA-Pro?

Je vais passer une semaine à Macolin prochainement, pour la Formation d'Entraîneur Professionnel. Cette partie-là concerne tous les sports, donc je m'attends à être avec des techniciens venus d'horizons différents, pas du tout liés au football. Et pour la partie purement footballistique, liée à l'UEFA, j'ai encore le stage en commun avec les autres futurs diplômés, auprès d'un club encore à définir en France.

Si tout va bien, vous finissez quand?

En novembre de cette année.

Ah oui, donc 2016 s'annonce chargée!

Plutôt, oui (rires).

Vous êtes le technicien de Super League et de Challenge League qui est en poste depuis le plus longtemps. Sentez-vous une plus grande reconnaissance du milieu qu'à vos débuts?

Ce n'est en tout cas pas ce que je recherche. Je ne me pose pas cette question.

On reformule: sentez-vous plus d'estime, après 18 mois en Challenge League et un maintien, quand vous serrez la main de Jürgen Seeberger, par exemple?

Alors déjà, Jürgen Seeberger n'est plus là, pour commencer.

Bon. En fait, vous ne voulez pas répondre à cette question?

Ecoutez, si je faisais ce boulot pour avoir de la reconnaissance, je ne serais pas ici. Mais oui, forcément, le fait d'être encore là, alors que d'autres ont dû partir, je le prends comme une preuve que le boulot qui est fait au Mont est reconnu.

L'an dernier, vous nous disiez que passer votre diplôme UEFA, c'était surtout une démarche personnelle, sans but à long terme. Vous le pensez encore?

Oui, complètement.

Si vous recevez une offre d'un autre club professionnel, ailleurs, une fois votre diplôme obtenu, vous l'étudierez quand même?

Bien sûr. Si une belle offre arrive, avec un projet passionnant, je serai à l'écoute. Mais je suis lucide, je n'ai encore rien fait dans le football suisse pour prétendre partir à l'étranger, par exemple.

Vous avez pris Le Mont en 1re ligue, vous l'avez amené en Challenge League et l'avez maintenu. C'est ça, «rien»?

Deux promotions, d'accord. Mais je n'ai gagné aucun titre, je n'ai rien fait de notable. Donc votre question est sympathique, mais je ne suis pas un rêveur.