Champions League

12 février 2018 18:21; Act: 12.02.2018 18:21 Print

Frei et Stocker, du neuf avec du vieux

par Robin Chessex, Bâle - À la veille d'affronter Manchester City en huitième de finale de Champions League, les deux «nouveaux» joueurs du FC Bâle semblent vivre des destins croisés.

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Valentin Stocker (à gauche) a joué ce week end avec Bâle, Fabian Frei nest entré quà la 91ème. (Photo: Keystone)

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Le départ de Renato Steffen (Wolfsbourg) et de Manuel Akanji (Borussia Dortmund), durant le mercato hivernal, avait fragilisé le cadre du FC Bâle. Soucieux de regagner un titre national que YB n'est pas loin de lui ravir, ainsi que de continuer son exceptionnel parcours en Champions League, le club a décidé de reprendre ses «vieilles casseroles» dans l'espoir de faire des bonnes soupes. C'est donc Fabian Frei et Valentin Stocker qui sont revenus dans une équipe qui les avait vu révéler leur immense potentiel des années auparavant. Mais c'était il y a longtemps.

Le deux joueurs espèrent être sur le terrain pour affronter l'immense Manchester City, mardi, au Parc Saint-Jacques pour ce huitième de finale aller de Champions League. Un espoir qu'ils partagent tout comme de multiples choses. Tous les deux ont été vus comme des joueurs très prometteurs, tous les deux sont partis en Allemagne pour un bilan vraiment mitigé, tous les deux ne se sont jamais imposés en équipe de Suisse.

Les promesses du passé

S’ils ne sont de loin pas «vieux», Fabian Frei (29 ans) et Valentin Stocker (28 ans) sont tout de même assez loin de leurs plus grands faits d’arme. Pour le premier, c’est surtout ses performances lors de la saison de Champions League 2011-2012 où il fut l’un des grands artisans de l’élimination de Manchester United et de la qualification en huitième de finale, déjà. Pour le second, cette campagne aura aussi été une vitrine de son talent et il aura aussi su s'improviser «remplaçant-sauveur» à plusieurs reprises avec l'équipe nationale lors de campagnes qualificatives. Malheureusement pour lui, Stocker est davantage resté «remplaçant» que «sauveur».

Les années ont passé sans que ces promesses ne trouvent confirmation dans la suite de la carrière des deux hommes. Ils sont partis tenter leur chance en Bundesliga sans réussir à sortir du lot. À Mayence, Fabian Frei a passé trois ans pour seulement 60 matches et 2 buts. Valentin Stocker est resté quatre ans du côté du Herta Berlin, jouant 76 matches et marquant à neuf reprise durant tout ce temps. Leur bilan est proche des résultats d’un vendeur de chaînes à neige en Sicile. Et leur absence fréquente de la liste des joueurs sélectionnés en équipe nationale a contribué à aggraver leurs difficultés.

Un retour à la maison

Ainsi, comme deux quadragénaires qui reviennent chez papa-maman après leurs mariages ratés, Fabian Frei et Valentin Stocker ont choisi de revenir écrire leur histoire dans le club qui leur a le plus apporté. La perspective de jouer la Champions League (même s'il ne devait s'agir que de deux matches) et le côté rassurant d'arriver dans un club où ils disposent déjà d'une cote de popularité intéressante a sans doute pesé. Ils n'avaient néanmoins plus une multitude de choix du côté de l'Allemagne.

Des son côté, le FC Bâle a pris une option conservatrice en préférant se tourner vers deux employés qu'il connaît bien. Mais il serait faux de penser que le club n'a pas pris de risque. Si ces deux joueurs ne devaient pas apporter leur rendement d'antan, nul doute que Bâle regretterait de ne pas avoir plutôt misé du de plus jeunes pousses qui pourraient, éventuellement, lui rapporter plus d'argent par la suite. À Frei et Stocker de prouver cela sur le terrain mardi.