Hockey - Mondial

08 mai 2017 21:17; Act: 08.05.2017 21:26 Print

«C'est parce que c'est à Paris que j'ai dit oui»

par Robin Carrel, Paris - A 30 ans, Marc-Edouard Vlasic est le joueur de champ le plus âgé d'un Canada en quête d'un troisième titre consécutif. Et c'est bien parti.

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Vlasic (à gauche) aux côtés de Crosby, lors des JO de 2014. (Photo: Keystone/AP/Mark Humphrey)

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Après avoir marché sur la Suisse (1-4) lors de leur seul match de préparation avant le Mondial, les joueurs à la feuille d'érable ont enchaîné dès leur arrivée à Paris. Tchèques (1-4), Slovènes (2-7) et Biélorusses (0-6, seulement 13 tirs cadrés par le Belarus lundi!) ont tous goûté à la médecine du coach Jon Cooper. Les Canadiens, sacrés en 2015 et 2016, veulent réussir le triplé, ce qui n'a plus été fait depuis la République tchèque entre 1999 et 2001.

Le Montréalais Marc-Edouard Vlasic fait désormais figure de vétéran, au sein de l'équipe nord-américaine. A 30 ans et presque 50 jours, il est le deuxième plus ancien de l'effectif, derrière le portier Chad Johnson. Eliminé au premier tour des play-off de NHL avec les San Jose Sharks, il ne boude pas son plaisir d'avoir pu continuer à jouer un peu au hockey cette saison. A Paris, qui plus est. Interview.

Le Canada connaît des débuts parfaits...

Voilà. On ne peut pas demander mieux. Trois victoires de suite... Mais on veut s'améliorer encore à chaque match et j'espère que c'est ce que l'on va faire.

Si vous progressez encore, ça peut vous emmener loin!

Oui, c'est notre but cette année encore. On a sept matches pour progresser au maximum avant les quarts de finale et, dans cette optique, on veut se placer au mieux. Et si on arrive à monter en puissance, ça se passera très bien.

J'ai l'impression que votre équipe s'est trouvée assez rapidement cette année.

Oui et ça nous aide beaucoup. Dans notre effectif, on a cinq joueurs des Philadelphia Flyers et quatre de l'Avalanche du Colorado... Déjà là, il y a une «chimie» qui est installée. Moi j'ai joué avec Jason Demers (ndlr: entre 2010 et 2015 avec les Sharks) et les coaches mettent ensemble des joueurs qui se connaissent. Ça facilite un peu les choses.

Par contre, c'est vraiment facile de se motiver contre la Biélorussie, à 16h15, devant seulement un peu plus de 4000 personnes, un jour férié?

La première période, peut-être, c'était un peu plus dur... Mais eux ont bien joué aussi au niveau de la zone neutre. Mais on veut gagner tous les matches! Peu importe l'adversaire. On aime jouer au hockey, on aime représenter le Canada, donc il faut porter ce chandail avec fierté et aller l'emporter chaque fois qu'on descend sur la glace.

Et jouer à Paris, il y a pire.

C'est parce que c'est à Paris que j'ai dit oui! Ils m'ont demandé: «Tu veux venir?». Je leur ai demandé: «C'est où»? Ils m'ont dit: «à Paris». Je leur ai dit: «Je serai là» (rires).

Le Mondial, ça représente quoi pour vous. Une petite compensation par rapport à la déception de l'élimination des séries éliminatoires de NHL?

J'avais joué en Championnat du monde en 2009 en Suisse et on avait perdu en finale. Je voulais une revanche (ndlr: il a aussi joué deux parties du Mondial 2012 en Suède et en Finlande et avait été éliminé en quarts de finale, ce qu'il semble avoir oublié). En plus, tu ne sais jamais vraiment combien de fois au cours d'une carrière tu pourras avoir la chance de représenter ton pays. Peut-être que les huit ou dix prochaines années, je serai qualifié en play-off! Donc si j'ai la chance de venir, je vais la prendre, c'est sûr.

Il y a trois joueurs suisses dans l'organisation de San Jose. Pouvez-vous nous en parler?

(Il réfléchit) Mirco Müller... Timo Meier aussi...

Et Noah Rod.

OK! Lui je ne le connais pas. Mais les deux autres, ce sont des jeunes avec beaucoup de talent. Ils vont sûrement percer l'alignement (ndlr: gagner leur place) tout bientôt.