Hockey – Mondial

08 mai 2017 19:59; Act: 08.05.2017 20:03 Print

Deux petits matches pour un coup de lame au visage

L’attaquant de l’équipe de Suisse Thomas Rüfenacht a eu très peur samedi. Il a failli finir égorgé par le patin d’un Slovène.

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«Par chance je n’ai pas d’égratignure, mais ça aurait pu se passer autrement et j’aurais pu me vider de mon sang!» A tête reposée, Thomas Rüfenacht, cité par plusieurs médias, est toujours quelque peu ébranlé par une scène qui aurait pu virer au drame. Samedi, lors du premier match de l’équipe de Suisse au championnat du monde à Paris, face à la Slovénie (victoire 5-4 ap), l’attaquant du SCB a reçu un coup de patin tout près de la gorge de la part de Ziga Jeglic.

Le champion de Suisse était collé contre la bande devant le banc des joueurs slovènes, à la lutte avec Robert Sabolic, un autre joueur adverse. Il n’a donc pas vu arriver Jeglic, qui effectuait un changement volant. L’attaquant de 29 ans a enjambé la balustrade pour quitter l’aire de jeu. Ce faisant, il a donné un coup de pied en direction de Rüfenacht. Par chance, la lame est venue s’appuyer sur l’équipement de protection du Lucernois et n’a pas directement percuté son cou. Une frayeur dont l’attaquant de 32 ans n’a réalisé la portée que dans la nuit de dimanche à lundi. «J’étais focalisé sur notre deuxième match face à la Norvège (ndlr: dimanche)», a-t-il plaidé.

«Il devrait être suspendu à vie»

La fédération internationale (IIHF) a réagi dans la foulée en infligeant deux matches de suspension à l’agresseur. Une peine dont la légèreté a mis Thomas Rüfenacht en rogne. «C’était une attaque délibérée avec une arme. Il a utilisé son patin comme un couteau! Ça n’a plus rien à voir avec du hockey. L’IIHF devrait faire un exemple de ce genre de joueur en le suspendant à vie. Il ne peut pas s’en sortir comme ça sous prétexte qu’il ne s’est rien passé de grave. C’était un hasard», s’est emporté l’attaquant suisse.

Aux dernières nouvelles Ziga Jeglic n’avait pas encore présenté d’excuses à sa victime. L’attaquant du Slovan Bratislava (KHL) a toutefois juré devant les médias de son pays qu’il était innocent. En voyant les images du choc, il a même eu du mal à croire que c’est de lui qu’il s’agissait. «Je suis immensément désolé. Je ne voulais blesser personne», a commenté Jeglic, décrit comme un joueur généralement plutôt calme et discret.

(duf)