Jeux olympiques

26 octobre 2017 13:52; Act: 26.10.2017 14:09 Print

Sion 2026 doit encore convaincre les sceptiques

S'il concède que l'ambiance est «assez peu favorable» aux JO, le président de la candidature sédunoise Jean-Philippe Rochat veut susciter «l'enthousiasme et les émotions positives».

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Jean-Philippe Rochat, à gauche. (Photo: Keystone)

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Si toute la Suisse doit voter, le projet de Sion 2026 est compromis, selon Jean-Philippe Rochat, président du comité de candidature. Des voix, notamment au Parlement, s'élèvent pour réclamer un scrutin national. Or celui-ci ne serait pas compatible avec une candidature pour 2026.

Il n'est pas possible de faire voter l'ensemble de la Suisse sur cet objet avant fin 2018, et il s'agit bien là de l'ultime délai pour remettre la candidature de Sion au Comité international olympique (CIO), a indiqué à l'ats Jean-Philippe Rochat. Le Valais doit se prononcer sur cet objet en juin 2018, tandis que le CIO fera connaître sa décision au printemps 2019.

Le président du comité, qui est par ailleurs avocat spécialisé dans le droit des affaires et le droit du sport, assure que ce scrutin n'est pas nécessaire d'un point de vue légal. La compétence est du ressort du Parlement, selon lui. Cela pose l'intéressante question de la solidarité nationale, a-t-il encore relevé.

Ambiance «assez peu favorable aux jeux»

Le président du comité de candidature de Sion 2026 a réagi jeudi à l'émission de la RTS «Infrarouge» diffusée la veille. Avec pour titre, «Des JO, pour quoi faire?», le débat mettait aux prises défenseurs et adversaires de la candidature de Sion pour les Jeux Olympiques d'hiver de 2026.

«L'ambiance générale est assez peu favorable aux jeux», reconnaît l'avocat vaudois, qui se dit néanmoins «plus déçu que surpris» par les attaques entendues. «Nous savions que la question financière allait occuper le terrain dans un premier temps», a-t-il déclaré.

«A nous maintenant de donner d'autres signaux et de montrer qu'il y a d'autres enjeux. Il s'agira dans les mois qui viennent de susciter l'enthousiasme et les émotions positives.» Le comité compte notamment sur les JO de Corée, en février prochain, pour «rallumer la flamme». Quelques médailles suisses pourraient y contribuer.

Appel aux Verts

Le comité de candidature a encore d'autres cartes à jouer, assure son président. Il peut notamment compter sur l'appui de maints représentants des mondes économique et sportif, indique-t-il.

Les prochaines étapes consisteront à publier un dossier de faisabilité plus complet. Il devra aussi communiquer davantage sur les questions d'héritage et de durabilité. Le président espère en particulier que les Verts quitteront leur attitude «de refus de principe» pour s'impliquer dans partenariat actif, à l'image de ce qui se passe en France à l'occasion de la candidature de Paris 2018.

«Un grand travail reste à faire et ce n'est pas gagné d'avance», reconnaît-il. «Mais si on craignait l'échec, on ne se lancerait pas dans un tel projet», conclut sportivement le président.

(nxp/ats)