US Open

06 septembre 2017 18:41; Act: 06.09.2017 22:33 Print

Federer va se mesurer à aussi populaire que lui

Même le Bâlois a du mal à rivaliser avec Juan Martin Del Potro, en termes de popularité, à Flushing Meadows.

Une faute?

Pour redevenir roi de New York et parachever une année triomphale, Roger Federer va devoir passer un obstacle de taille cette nuit - vers 2h30, à suivre bien sûr en direct avec nous! - en quarts de finale de l'US Open: le surpuissant et très populaire Juan Martin del Potro.

Il a beau avoir l'un des plus beaux palmarès de l'histoire du tennis, même Roger Federer a dû mal à rivaliser avec Del Potro, en termes de popularité, à Flushing Meadows. Le Maître, qui, après une saison 2016 écourtée sur blessure, a remporté cinq titres en 2017 dont l'Open d'Australie et Wimbledon, a pu mesurer la passion et les décibels que suscite l'Argentin lorsqu'il disputait lundi en soirée son 8e de finale contre l'Allemand Philipp Kohlschreiber pendant que Del Potro renversait l'Autrichien Dominic Thiem au terme d'un match épique.

«On pouvait entendre depuis le Central la foule hurler, c'est la première fois que j'entendais ça», a rigolé Roger Federer. Poussé par les bruyants spectateurs argentins, Del Potro (1,98 m) est capable de tout dans son tournoi de prédilection où il a signé l'un de ses plus beaux exploits, en remportant la finale de l'édition 2009 contre un certain... Federer. L'Argentin avait alors mis un terme, après une finale riche en rebondissements 3-6 7-6 (7/5) 4-6 7-6 (7/4) 6-2, au règne de Federer qui avait remporté les cinq précédentes éditions du tournoi new-yorkais.

Proche de l'abandon

Mais pour Federer comme pour Del Potro, ces retrouvailles en quarts de finale, leur premier duel à New York depuis cette finale 2009, n'est pas une revanche. «Cela va être un match intéressant, mais la finale 2009, c'était il y a huit ans», a insisté «Del Po», comme pour rappeler qu'il n'était plus le même joueur après des blessures et opérations aux poignets qui ont failli écourter sa carrière.

«Son revers à changé. Lui fait plus de slices aujourd'hui et moi je fais moins de slices qu'à l'époque, les échanges seront différents, je suis plus agressif, j'essaie d'abréger les échanges», a de son côté souligné Federer, qui mène largement au bilan de leurs confrontations (16-5) et sait à quoi s'attendre, puisqu'ils se sont affrontés en avril dernier au 2e tour du Masters 1000 de Miami (6-3 6-4 pour Federer).

«On est tous les deux plus relax maintenant, en plus, ce n'est pas une finale, mais un quart de finale», a prévenu Federer, qui vise son 20e titre en Grand Chelem et rêve de retrouver son grand rival Rafael Nadal en demi-finales.

«Je sais que DelPo est fort»

L'évolution technique des deux joueurs sur leur côté revers tend d'ailleurs à faire de Roger Federer le grand favori de cette partie. Le Bâlois l'a d'ailleurs confirmé à demi-mot devant la presse suisse. «Je sais que DelPo est fort. Mais je ne vois pas ce match comme un test délicat à négocier, car je me sens moi-même désormais beaucoup mieux», a-t-il lâché.

Roger Federer, dont les douleurs au dos sont oubliées - tout comme cette gêne ressentie aux fessiers lundi soir durant son 8e de finale -, sait qu'il aura tout intérêt à insister sur le revers de Juan Martin Del Potro et à éviter la diagonale des coups droits. Et il a également de nouveau confiance en son physique.

Ce qui n'est pas le cas de son futur adversaire, victime d'un refroidissement et contraint de batailler durant 3h35' lundi face à Dominic Thiem (no 6): «Je sais comment jouer si je veux gagner, mais il va falloir voir comment je suis physiquement après ce combat», a d'ailleurs lâché le fragile Argentin.

(nxp/afp)