Actualisé 29.03.2017 à 19:45

Emirats Arabes Unis

10 ans de prison pour des critiques sur Twitter

Un universitaire et militant des droits de l'Homme émirati a été condamné pour avoir publié des tweets critiquant les autorités du pays.

Nasser Ben Ghaith est condamné à dix ans de prison.

Nasser Ben Ghaith est condamné à dix ans de prison.

Twitter@Mansourehmi

Un tribunal aux Emirats arabes unis a condamné mercredi Nasser Ben Ghaith à dix ans de prison, a indiqué Amnesty International.

Il a été reconnu coupable de diffusion de «fausses informations afin de nuire à la réputation et à la stature de l'Etat et de l'une de ses institutions», a indiqué dans un communiqué à Beyrouth l'ONG Amnesty International, en allusion à des tweets du militant affirmant n'avoir pas eu droit à un procès équitable dans une affaire précédente.

Sa condamnation est intervenue moins de dix jours après l'arrestation d'Ahmed Mansoor, un autre membre du groupe de militants des droits de l'Homme connu sous le nom de «UAE Five» et dont fait également partie M. Ben Ghaith.

Tous les cinq avaient été arrêtés en avril 2011 sous l'accusation d'avoir insulté les dirigeants émiratis sur internet et d'avoir appelé au boycott des élections du Conseil national fédéral - organe consultatif - et à des manifestations contre le gouvernement. Ils avaient toutefois tous bénéficié en novembre 2011 d'une grâce du chef de l'Etat, cheikh Khalifa ben Zayed Al-Nahyane.

Deuxième arrestation

Néanmoins, Nasser Ben Ghaith, un économiste qui avait enseigné à l'Université Paris-Sorbonne à Abou Dhabi, a été arrêté une nouvelle fois en août 2015, après des tweets affirmant n'avoir pas eu droit à un procès après sa première détention en 2011, selon l'organisation de défense des droits de l'Homme.

Les derniers tweets de M. Ben Ghaith, datant d'août 2015, sont très critiques des gouvernements dans le monde arabe.

Ahmed Mansoor, lauréat 2015 du prix Martin Ennals, du nom d'un ex-secrétaire général d'Amnesty récompensant des défenseurs des droits de l'Homme, a été arrêté le 21 mars dans le cadre d'une enquête pour publication de «fausses informations» et appel à «la sédition et au sectarisme», selon les autorités. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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