Chiens saint-bernard abandonnés: «100 chiens dans un chenil, c'est beaucoup trop»

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Chiens saint-bernard abandonnés«100 chiens dans un chenil, c'est beaucoup trop»

Des saint-bernards abandonnés dans un chenil en Angleterre. L'affaire a été dénoncée à une société de protection des animaux. En Suisse, un telle situation peut difficilement se produire.

par
Didier Bender

Une centaine de chiens saint-bernard abandonnés et affamés dans un chenil en Angleterre. C'est Le Matin qui révèle le triste sort réservé aux chiens emblématiques de la Suisse. A Martigny, le président de la Fondation Barry se dit choqué. «C'est une catastrophe pure», raconte Rudolf Thomann. «Cela ne devrait pas arriver. 100 chiens dans un chenil, c'est trop. Ce n'est pas possible de bien s'en occuper.» En Suisse, les offices vétérinaires cantonaux contrôlent régulièrement les chenils et élevages. En cas de poursuite, un chenil risque d'être purement et simplement fermé et les chiens replacés.

Le quotidien d'un chenil est chargé: soins, nourriture, nettoyage des boxes, sortie des bêtes. «Il faut les occuper, les sortir deux fois par jour, rappelle Rudolf Thomann. Nous avons ainsi un chien en formation avalanche, deux autres en formation comme chiens d'accompagnement, un programme de sensibilisation pour les chiots. Une personne ne peut pas s'occuper de plus de 20 chiens.» Mais l'Angleterre ne travaille pas avec les mêmes standards que la Fédération cynologique internationale pour la race saint-bernard.

«Un saint-bernard n'est pas toujours doux»

Laisser des saint-bernards livrés à eux-mêmes présente un risque. A la Fondation Barry, on ne le cache pas. «Il y a un risque. Il faut faire attention. Un saint-bernard n'est pas toujours très doux. Si on ne le traite pas bien, ça devient une arme. Comme toutes les races de chiens.»

A la Fondation Barry, on ne plaisante pas avec le saint-bernard. Sur la portée de huit chiots, nés il y a cinq semaines, sept ont trouvé preneur. «Nous avons une cinquantaine de demandes», précise Manuel Gaillard, chef du chenil de la Fondation Barry. Les futurs détenteurs doivent remplir un formulaire complet: surface à disposition, expérience avec les grands chiens, disponibilité en temps. «Si une personne travaille toute la journée, elle ne reçoit par exemple pas un saint-bernard», souligne Rudolf Thomann. Qui prévient: «Depuis 2005, nous avons repris des chiens si nous avions constaté un problème».

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