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Alpes vaudoises1000 emplois perdus si l'initiative passe

Si la proportion de résidences secondaires était plafonnée à 20%, la situation de l'emploi dans les communes des Alpes vaudoises se dégraderait.

Les communes des Alpes vaudoises perdraient 1000 emplois si la proportion de résidences secondaires était plafonnée à 20%. Le développement économique des régions de montagne serait stoppé net, ont averti mardi les opposants à l'initiative soumise au vote le 11 mars.

Concerné au premier chef, le Pays-d'Enhaut verrait toute l'économie de la construction bloquée pour 10 ans. Un millier d'emplois disparaîtraient, entraînant un déplacement d'une partie des habitants vers les régions urbaines déjà en proie à la crise du logement, a souligné devant la presse Alain Turatti, chargé de mission auprès de la Communauté d'intérêt touristique des Alpes vaudoises (CITAV).

Coup fatal à l'économie

Dans les huit communes des Alpes vaudoises, les coûts de construction des résidences secondaires représentent 20 millions de francs par an. La disparition de ce marché porterait un coup fatal à l'économie déjà fragile de ces régions. «L'équilibre économique du canton s'en trouverait menacé», a averti le conseiller d'Etat Philippe Leuba, chef du Département de l'Economie.

Dans le canton de Vaud, 35 des 326 communes ont un taux de résidences secondaires supérieur à 20%. Le Pays-d'Enhaut affiche un taux moyen de 39%. Gryon décroche la palme avec 69%. Outre les Alpes, les communes du Jura vaudois et celles des rives des lac de Neuchâtel et de Morat sont concernées. On trouve aussi Montreux (27%), Bex (26%) ou Arzier, au-dessus de Nyon (26%).

(ats)

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