Actualisé 16.10.2012 à 16:52

Afrique du Sud

15'000 mineurs d'or menacés de licenciement

Le groupe minier sud-africain Gold Fields a menacé de licencier 15'000 grévistes, soit près de la moitié de son personnel, s'ils ne mettent pas fin à leur grève sauvage d'ici jeudi à la mi-journée.

Plusieurs mines d'or de Gold Fields sont paralysées depuis septembre.

Plusieurs mines d'or de Gold Fields sont paralysées depuis septembre.

«L'entreprise a diffusé ce mardi matin un ultimatum à tous les travailleurs en grève leur demandant de se présenter au travail jeudi 14h00 au plus tard, sous peine de licenciement immédiat», a déclaré lors d'un point presse téléphonique le directeur général, Nick Holland.

La menace vise surtout le site de KDC exploité à Carletonville, au sud-ouest de Johannesbourg. Le mouvement s'y prolonge depuis le 9 septembre et s'est étendu lundi.

La veille, la Chambre des mines avait jeté l'éponge. La maîtresse de la grille des salaires pour les mines d'or avait refusé de marchander des hausses de salaire supérieures à celles déjà proposées, puis refusées par les grévistes. La Chambre des mines a décidé de laisser les entreprises résoudre la crise à leur guise.

M. Holland a en revanche précisé que la majeure partie du personnel avait commencé à revenir à son poste dans l'une des mines du groupe à Beatrix (centre).

«Nous avons environ 5000 personnes de retour au travail», a déclaré M. Holland, «ce qui veut dire que nous avons toujours environ 1200 absents sur le site de Beatrix nord et sud. C'est trop tôt pour dire si la grève est terminée».

26 arrestations

Par ailleurs, la police sud-africaine a annoncé l'arrestation d'au moins 26 mineurs en grève après des heurts dans une mine de chrome exploitée par le groupe sud-africain Samancor, près de Marikana (nord).

«La police (...) a employé la force pour disperser un important groupe d'environ 3000 mineurs en grève sauvage. Lors de la dispersion et des arrestations, un policier a été frappé à la machette à la main gauche (...). Grièvement blessé, il a été évacué par ses collègues et hospitalisé», a expliqué la police régionale.

Le comité de grève a expliqué que les mineurs s'étaient rassemblés pacifiquement. Ils attendaient de pouvoir parler avec des représentants de la direction quand la police a chargé.

(ats)

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