Gare de Cornavin: 16'000 signatures pour l'extension souterraine
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Gare de Cornavin16'000 signatures pour l'extension souterraine

A Genève, l'initiative populaire pour une extension souterraine de la gare de Cornavin a recueilli 16'300 signatures.

Le Collectif 500 a décidé de déposer les signatures récoltées lundi déjà, à six semaines du délai légal et à quelques jours des résultats de l'étude comparative indépendante.

«C'est le bon moment pour déposer. Nous voulions recueillir 10'000 signatures valables et faire progresser le débat sur l'extension de la gare», a déclaré lundi devant les médias Morten Gisselbaek, un des représentants du Collectif 500. Les conclusions de cette expertise indépendante, demandée en décembre par le canton et la Ville de Genève ainsi que les CFF, seront rendues publiques vendredi.

Voulu par les CCF, le projet d'ajouter deux voies en surface pour faire face aux besoins d'ici 2025 impliquerait la destruction de 40 immeubles, 385 logements et 250 places de travail dans le bas des Grottes, en plein centre de Genève, a rappelé M. Gisselbaek. De son côté, le Collectif 500 avait présenté un projet alternatif de gare souterraine, élaboré par un expert ferroviaire habitant le quartier.

«Votation il y aura, à moins que l'étude nous convainque totalement. Le critère principal est qu'il n'y ait pas de destructions», a indiqué M. Gisselbaek. Et de rappeler qu'à Zurich et à Lucerne, le peuple a tranché en faveur de gares souterraines.

Soutiens à gauche

Partis seuls au combat, les habitants et commerçants des Grottes, réunis au sein du Collectif 500, ont rapidement reçu le soutien des Genevois. «Nous avons réveillé un sentiment d'appartenance sur les questions de mobilité, de sauvegarde de logements et de défense d'un quartier», s'est félicité Lydia Schneider Hausser du Collectif 500, par ailleurs députée socialiste.

En outre, de plus en plus de partis et d'associations les ont rejoints. S'il est essentiellement porté par la gauche, le combat pour une extension souterraine de la gare est aussi soutenu, à titre personnel, par des politiciens de droite, comme le conseiller d'Etat libéral-radical Pierre Maudet. (ats)

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