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Pakistan1er cas de polio depuis que le vaccin est interdit

Un enfant a été diagnostiqué les zones tribales du nord-ouest pakistanais depuis que les talibans y ont interdit la vaccination l'an dernier.

Les talibans ne veulent pas des vaccins du gouvernement.

Les talibans ne veulent pas des vaccins du gouvernement.

«Le cas a été détecté dans le Waziristan du Nord où les vaccinateurs se sont vu interdire l'accès en juin. Il s'agit du premier cas depuis que nous avons arrêté la campagne l'an dernier», a dit Elias Durry, coordinateur de la campagne de vaccination au Pakistan pour l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Le Waziristan du Nord est l'un des sept districts tribaux semi-autonomes du nord-ouest pakistanais, à la lisière de l'Afghanistan, qui servent de refuge aux talibans et à d'autres groupes liés à Al-Qaïda. Des insurgés s'étaient opposés à la vaccination contre la polio, un appel suivi par des chefs de tribus.

Le Pakistan est l'un des trois pays au monde où la poliomyélite est encore endémique, avec notamment l'Afghanistan voisin. «Nous sommes préoccupés car ce nouveau cas est un exemple d'une épidémie plus grande dans la région», a ajouté M. Durry.

Attaques et rumeurs

Les efforts pour éradiquer la poliomyélite ont été freinés au cours de la dernière année par les insurgés, qui ont mené des attaques contre les vaccinateurs. De fausses rumeurs, selon lesquelles le vaccin rendrait infertile et serait impropre à la consommation pour les musulmans, ont également entravé ces efforts.

Cette méfiance a été attisée par «l'affaire» Shakeel Afridi. Ce médecin a été condamné pour avoir participé à une fausse campagne de vaccination contre l'hépatite, organisée par la CIA, afin de s'assurer de la présence d'Oussama Ben Laden à Abbottabad, dans le nord-ouest du Pakistan. (ats)

Nouveaux heurts frontaliers afghano-pakistanais

De nouveaux affrontements au mortier ont éclaté lundi entre les forces afghanes et pakistanaises en raison d'un différend frontalier qui attise les sentiments nationalistes à Kaboul, où plus de 2000 personnes ont manifesté dans la matinée contre le Pakistan. Des échanges de tirs avaient déjà eu lieu mercredi dernier à la frontière qui sépare les zones tribales pakistanaises de la province afghane de Nangarhar (est), provoquant la mort d'un policier afghan et plusieurs manifestations nationalistes en Afghanistan.

Le plus grand rassemblement s'est tenu lundi dans la banlieue de Kaboul. Plus de 2000 personnes y ont brandi des portraits du policier afghan «martyr», selon un photographe de l'AFP. Ils ont notamment dénoncé la construction par le Pakistan d'installations frontalières empiétant selon Kaboul sur le territoire afghan et qui est à l'origine des affrontements.

«Le problème de cette construction à la frontière doit être résolu par nos gouvernements. Mais les troupes pakistanaises sont revenues aujourd'hui (lundi) sur le site de construction, ce qui a provoqué les combats» pendant deux heures, a affirmé à l'AFP le porte-parole du gouverneur de Nangarhar, Ahmad Zia Abdulzaï, sans faire état de victimes.

Un officier pakistanais a affirmé sous couvert de l'anonymat que les troupes afghanes avaient lancé les hostilités «en ouvrant le feu au mortier et à l'arme automatique en direction du poste pakistanais de Gursal, dans la zone tribale pakistanaise de Mohmand». «Nos troupes ont alors riposté», a-t-il dit sans faire état de victimes.

Le président afghan Hamid Karzaï a réaffirmé samedi que son pays refusait de reconnaître le tracé de la frontière suivant celui de la «ligne Durand» établie en 1893 par un officier britannique du même nom pour séparer l'Afghanistan de ce qui était alors l'empire des Indes britanniques.

Le Pakistan, l'un des rares Etats à avoir reconnu le régime des talibans afghans (1996-2001), est considéré comme un interlocuteur essentiel dans la recherche d'une solution au conflit afghan. De nombreux insurgés talibans ont trouvé refuge dans les zones pakistanaises frontalières de l'Afghanistan.

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